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Mis à jour : il y a 27 min 8 sec

La sur-épargne Covid ne se normalise pas

9 Décembre 2021
Comme après la plupart des crises de grande ampleur, le taux d’épargne des ménages ne se normalise que très lentement.

Comme après la plupart des crises de grande ampleur, le taux d’épargne des ménages ne se normalise que très lentement.

La France va probablement connaître un rebond économique en apparence spectaculaire de 6,8 % en 2021. Cette progression n’est pourtant que le miroir inversé de la chute historique de 8 % de son niveau de richesse de 2020, chute engendrée par l’arrêt « administré » de la production avec le confinement strict lié à la Covid-19. 

Après deux années exceptionnelles (respectivement 21,4 % en 2020 et 19,3 % en 2021), il devrait se rapprocher de son niveau d’avant crise qu’en 2022, tout en lui restant supérieur à 15,7 %. Cela signifie qu’il ne parait pas envisageable à ce stade que la sur-épargne accumulée durant la crise alimente la croissance par un surcroît de consommation dans les mois à venir.

Vigilance à l'égard du lendemain

On observe ainsi, au-delà d’une posture généralisée de vigilance à l’égard du lendemain, une multiplication des motivations d’épargne : hausse des prix, montée de la dette publique qui préoccupe 62 % des Français… mais aussi anticipation des difficultés économiques dans le futur.

Ce comportement toujours prudent s’est manifesté tout au long des trois premiers trimestres de 2021 par un surplus mensuel de placements financiers de 4,9 Md€ (flux hors intérêts et capitalisation boursière), contre 8,2 Md€ de mars à décembre 2020, par comparaison à la situation d’avant crise.  C’est ainsi que le total cumulé des flux hors titres a atteint 100,3 Md€ en septembre 2021, inférieur de seulement 6,6 % à celui de 2020 à la même période.

La projection en forme de bilan pour la fin de 2021 traduit bien l’absence de retour rapide à la situation d’avant crise, reflet certes d’une crise atypique mais également d’une inertie classique d’ancrage après un tel choc. L’ensemble des placements financiers des ménages pourrait dès lors atteindre 110,2 Md€ en 2021, contre 141 Md€ en 2020 et 74,4 Md€ en 2019, soit un surplus supérieur à 130 Mds sur deux ans en comparaison d’une situation normale.

L’épargne liquide et sécurisée, traduisant un comportement d’épargne de précaution, est restée au sommet. Les dépôts à vue (DAV) et les livrets devraient enregistrer une collecte annuelle proche respectivement de 56 Md€ et de 50 Md€ mais en net repli par rapport à 2020. Le recul relatif des DAV et des livrets mais aussi l’accélération du recul du PEL s’expliquent en partie par le net redressement de l’assurance-vie, tiré par la collecte exceptionnelle des unités de compte (les UC, dont la part dans les encours est passée de 21 à 27 % depuis mars 2020) et par la moindre décollecte des produits euros.

La fin des comportements opportunistes en Bourse

Concernant les titres, on semble assister à la fin progressive des comportements opportunistes, avec la diminution des flux nets sur les actions cotées et des sorties importantes sur les OPC non monétaires, du fait de la réduction des gains faciles et rapides avec la hausse des cours. Au total, les flux négatifs sur les OPC et les obligations devraient ramener les flux sur titres à des niveaux proches de 2018-2019, de l’ordre de -10 Md€.
Dynamique sans précédent de l’épargne-retraite individuelle

Les placements orientés vers le long terme sont donc dominés par l’assurance-vie en UC mais aussi par l’émergence confirmée d’un attrait durable pour les supports d’épargne-retraite, eux-mêmes investis à environ 50 % en supports UC et contribuant à leur succès. La création du plan d’épargne-retraite (PER), au-delà du succès d’estime traditionnel qui entoure le lancement d’un nouveau produit financier, semble être de nature à modifier durablement le marché de l’épargne-retraite.

Alors que l’épargne-retraite individuelle était le parent pauvre de ce marché, elle a bénéficié depuis deux ans d’une dynamique sans précédent : la collecte sur 2021 devrait atteindre 5 Md€ contre une tendance moyenne d’environ 1,2 Md€ par an sur les supports à adhésion individuelle et 900 000 nouveaux contrats (hors transferts) ont déjà été souscrits à comparer à 2,8 millions de contrats fin 2019, un chiffre en recul depuis trois ans.

Ce succès semble par ailleurs confirmé par des intentions de souscriptions élevés (23 % des non-détenteurs), en particulier parmi les 35-49 ans mais aussi chez les 18-35 ans très préoccupés par le niveau futur de leur retraite.

Concernant la retraite collective, les intentions de souscription (dans le secteur privé) sont plus marquées encore avec 35 % se disant intéressés mais le marché semble surtout confronté à un enjeu de visibilité et de disponibilité de l’offre : seulement 13 % des salariés du privé pensent que leur entreprise propose un PER collectif et 8 % « qu’elle devrait bientôt le proposer » tandis que 30 % « ne savent pas » si le dispositif existe dans leur entreprise. 

Dépendance : les préconisations de la Cour des Comptes

9 Décembre 2021
La Cour des Comptes a cherché à identifier les points de blocage, et à suggérer des leviers de progrès opérationnels qui permettraient d’améliorer la vie des populations dépendantes.

La Cour des Comptes a cherché à identifier les points de blocage, et à suggérer des leviers de progrès opérationnels qui permettraient d’améliorer la vie des populations dépendantes.

Alors que les constats et les actions pour mener une prévention efficace font largement consensus, la Cour a cherché à identifier les points de blocage, et à suggérer des leviers de progrès opérationnels qui permettraient d’améliorer la vie d’un quart de la population française – près d’un tiers demain. L’enquête publiée ce jour se situe en amont de la perte d’autonomie, sur le terrain de la prévention, et formule six recommandations.

Le cas français : vivre plus vieux, mais pas forcément en meilleure santé

La France connaît un vieillissement de sa population semblable à celui des autres pays de 
l’OCDE – phénomène qui va tendre à s’accélérer avec les nombreuses classes du baby boom, désormais en âge d’être concernées par la perte d’autonomie (au-delà de 85 ans). 

Si la France comptait 100 centenaires en 1900, et 1 120 en 1970, ils sont actuellement 26 300, et approcheront les 200 000 en 2060. 

Compte tenu de cette évolution démographique, la prévention de la perte d’autonomie est indispensable. En France, l’espérance de vie de 65 ans est certes plus élevée que dans les autres pays européens, mais les années de vie en bonne santé ne représentent que la moitié de cette durée – un constat qui se révèle plus négatif que  dans onze pays européens.

Une marge d’amélioration reste donc importante, car bien qu’elle augmente statistiquement avec l’âge, la perte d’autonomie n’est pas la conséquence inéluctable du vieillissement.

Par ailleurs, au-delà du bénéfice individuel et collectif pour les personnes concernées, la Cour a calculé qu’un gain d’un an d’espérance de vie sans incapacité représenterait une économie de près d’1,5 Md€ dans les dépenses de l’assurance maladie. 

Les acteurs participant à la prise en charge de la prévention de la perte d’autonomie sont particulièrement nombreux : conseils départementaux, caisses de retraite, agences régionales de santé, caisses primaires d’assurance maladie, Agence nationale de l’habitat, communes et établissements de coopération intercommunale, conseils régionaux, bailleurs sociaux, mutuelles, associations… 

Un début de restructuration et de rapprochement entre organismes a certes eu lieu, mais l’ensemble reste foisonnant et complexe sur le plan administratif. Cette multiplicité d’interlocuteurs expose les usagers à un risque bien réel de découragement. 

Le contenu des politiques de prévention fait pourtant l’objet d’un large consensus : une prévention mise en œuvre à partir de 40-45 ans, son renforcement au moment du départ en retraite, la promotion de l’importance de pratiquer une activité physique, ou encore le maintien à domicile grâce à l’adaptation du logement.

 La Cour observe également que la prévention des chutes de personnes âgées (causant chaque année plus de 10 000 décès de personnes âgées) reste en France un axe de prévention relativement négligé. 

Deux autres domaines n’ont, à ce stade, esquissé qu’une faible prise de conscience : la lutte contre l’isolement des personnes âgées, générateur de perte d’autonomie, ainsi que la sensibilisation des professionnels de santé au dépistage des pathologies du grand âge et aux techniques de maintien des capacités fonctionnelles. 

Mieux structurer la prévention 

L’offre de prévention reste donc dispersée et inégalitaire. Pour la renforcer, la Cour préconise de construire une offre graduée, dont un premier niveau consisterait à livrer des informations générales par le biais de campagnes de communication grand public, à mieux articuler l’information nationale et celle des collectivités territoriales, et également à créer une plateforme téléphonique d’information. 

Un deuxième niveau développerait une politique plus ciblée, prévoyant notamment des visites à domicile réalisées par des professionnels formés aux problématiques de prévention, pour les personnes âgées qui en feraient la demande. 

Enfin, un troisième niveau serait réservé aux plus précaires et aux personnes isolées, avec des plans d’aide déployés par l’action sociale des caisses de retraite. En parallèle, la Cour suggère d’amplifier l’adaptation des logements, tout en simplifiant les aides et en uniformisant les procédures. 

Elle recommande également au ministère des Solidarités et de la Santé de définir un objectif de santé publique ambitieux, destiné à réduire les chutes et les décès. Dans cet objectif, les agences régionales de santé seraient dotées d’outils tel qu’un recueil statistique systématique des chutes. 

Prévoyance : les 8 chiffres à connaître

9 Décembre 2021
Le 14e baromètre réalisé par le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) et le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), confirme le fort attachement des salariés à la couverture complémentaire des entreprises.

Le 14e baromètre réalisé par le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) et le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc), confirme le fort attachement des salariés à la couverture complémentaire des entreprises. 

88%. C'est le taux des entreprises proposant une complémentaire santé obligatoire à leur salarié. Il est en augmentation constante depuis 2013. Il est passé de 86% en 2019, à 88% en 2021. Mais le plus souvent, ces dernières ne couvrent que le niveau minimum prévu par la loi.

47 %. C'est le taux des salariés qui disposent donc aujourd’hui d’une complémentaire santé obligatoire avec options, contre 32% en 2019. 

37%. Le taux des salariés estiment que le montant des cotisations est trop élevé :

25% des salariés utilisent les réseaux de soins. Le service des complémentaires le plus plébiscité par les salariés reste toutefois l’accès à des tarifs négociés, au sein d’un réseau de soins. Pour 56% des salariés et 52% des entreprises, c’est le principal intérêt de ces réseaux. Mais bien que 6 salariés sur 10 déclarent souhaiter y avoir recours, seuls 25% l’ont concrètement déjà fait.

55 % des salariés sont couverts par une complémentaire santé d’entreprise qui ont été informés par leur assureur de la possibilité d’accéder à de meilleurs tarifs via un réseau. Cette proportion faiblit ces dernières années : elle était de 62 % en 2017 et de 56 % en 2019.

15 %. C’est la part de salariés du secteur privé, selon le Baromètre Crédoc 2020, qui ne bénéficient encore d’aucune prévoyance. Il s’agit généralement de collaborateurs d’entreprises de petite taille.

44%. C’est le pourcentage de salariés qui considèrent la prévoyance collective comme un avantage offert par leur entreprise, selon le Baromètre Crédoc 2017.

34%. Plus d’un tiers des employés a été arrêté en 2020. Un bond de six points de pourcentage par rapport à 2019, selon le cabinet Gras Savoye Willis Tower Watson.

Bourse : Année record pour les dividendes

9 Décembre 2021
Les dividendes mondiaux rebondissent plus vite que prévu après la pandémie et devraient atteindre un record en 2021, selon une étude publiée, lundi, par le gestionnaire américain d'actifs Janus Henderson.

Les dividendes mondiaux rebondissent plus vite que prévu après la pandémie et devraient atteindre un record en 2021, selon une étude publiée, lundi, par le gestionnaire américain d'actifs Janus Henderson. 

Dans un rapport trimestriel, le gestionnaire américain d'actifs Janus Henderson constate que les versements aux actionnaires ont bondi de 19,5% par rapport à ceux de 2020, pour atteindre 403,5 milliards de dollars, un record pour un troisième trimestre.

Ces chiffres poussent la société à rehausser ses perspectives pour 2021: Janus Henderson table désormais sur une croissance de 15,6% des paiements, qui devraient atteindre 1460 milliards de dollars, un record annuel absolu.

«Les dividendes se rétablissent plus rapidement que prévu, du fait de l'amélioration des bilans des entreprises et d'un optimisme accru pour l'avenir», explique Ben Lofthouse, responsable de la gestion actions chez Janus Henderson, cité dans le communiqué.

Ainsi au troisième trimestre, «l'indice des dividendes de Janus Henderson n'est désormais inférieur que de 2% au pic qui a précédé la pandémie au premier trimestre 2020», avant une chute sans précédent de la rémunération des actionnaires, note l'étude.

Flambée des prix des matières premières

Selon l'étude, «la flambée des prix des matières premières a généré des bénéfices record pour de nombreuses sociétés minières». Ce sont ainsi les sociétés minières qui gonflent les dividendes au troisième trimestre avec un total de 54,1 milliards de dollars versés, un «montant faramineux» pour les auteurs de l'étude qui soulignent que c'est plus que le précédent record, établi sur l'ensemble de l'année 2019.


 

Epargne durable : Une nouvelle réglementation veut simplifier la donne

8 Novembre 2021
Face au manque de transparence sur la durabilité des produits financiers, la réglementation SFDR a pour objectif de permettre aux épargnants de comprendre et comparer plus facilement les nombreuses stratégies d'investissement durable proposées par les distributeurs dans leurs fonds et leurs produits d'épargne, afin qu'ils puissent faire un choix éclairé.

Face au manque de transparence sur la durabilité des produits financiers, la réglementation SFDR a pour objectif de permettre aux épargnants de comprendre et comparer plus facilement les nombreuses stratégies d'investissement durable proposées par les distributeurs dans leurs fonds et leurs produits d'épargne, afin qu'ils puissent faire un choix éclairé. 

Entrée en vigueur en mars 2021, la SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) est une nouvelle réglementation qui vise à apporter plus de transparence en termes de responsabilité environnementale et sociale au sein des marchés financiers, en fournissant des informations sur la durabilité des produits financiers.

Les gestionnaires d'actifs et les conseillers en investissement doivent dorénavant publier dans la documentation commerciale et contractuelle, des informations précises sur la manière dont ils prennent en compte les risques en matière de durabilité et les principales incidences négatives. 

Les fonds doivent être classés selon trois catégories distinctes, suivant le degré d'importance du critère de durabilité. Chacune de ces catégories est assortie de critères d'investissement contraignants faisant l'objet de publications spécifiques :
• article 6 : le fonds d'investissement n'a pas d'objectif de durabilité
• article 8 : le fonds intègre des caractéristiques environnementales et/ou sociales
• article 9 : le fonds poursuit un objectif d'investissement durable

La documentation précontractuelle des fonds doit par ailleurs comprendre une description des risques en matière de durabilité, ou expliquer de façon claire et concise en quoi leur application au fonds n’est pas pertinente.

Année record pour l'assurance vie en unités de compte

8 Novembre 2021
Les cotisations d’assurance vie en unités de compte dépassent en 9 mois leur record sur une année pleine.

Les cotisations d’assurance vie en unités de compte dépassent en 9 mois leur record sur une année pleine.

Les cotisations versées en unités de compte (UC) atteignent 42,4 milliards d’euros depuis le début de l’année, dépassant le niveau record sur une année pleine (40,5 milliards d’euros en 2020). La collecte nette du Plan d’Epargne Retraite (PER) depuis le début de l’année s’élève à 3 milliards d’euros, soit autant que sur l’ensemble de l’année 2020.

Les cotisations du mois de septembre 2021 s’élèvent à 11,5 milliards d’euros, en hausse de +2,1 milliards d’euros par rapport au même mois de 2020 (9,4 milliards d’euros). Depuis le début de l’année, elles s’établissent à 111,4 milliards d’euros, en hausse de 29,2 milliards d’euros par rapport à la même période de 2020 (82,2 milliards d’euros).

Par ailleurs, le montant des prestations versées sur le mois de septembre 2021 (9,7 milliards d’euros) est quasi stable (+0,1 milliard d’euros) par rapport à septembre 2020 (9,6 milliards d’euros).

Enfin, la collecte nette en assurance vie sur le mois de septembre 2021 est positive, à +1,8 milliard d’euros, en hausse de 2 milliards d’euros par rapport à septembre 2020 (−0,2 milliard d’euros). Elle s’établit à +15,8 milliards d’euros en cumulé depuis le début de l’année, en hausse de 19,8 milliards d’euros par rapport à la même période de 2020 (−4,0 milliards d’euros).
 Fin septembre 2021, les encours des contrats d’assurance vie atteignent 1 847 milliards d’euros, en progression de +4,7 % sur un an.

Pour un mois de septembre, les niveaux de cotisations et de collecte nette en UC (respectivement 4,3 et +2,7 milliards d’euros) n’avaient jamais été atteints par le passé.
Depuis le début de l’année, ce sont au total 42,4 milliards d’euros de cotisations en UC qui ont été versés, dépassant ainsi le record sur une année pleine qui s’élevait à 40,5 milliards d’euros sur les 12 mois de l’année 2020. Les cotisations en UC représentent 38 % des cotisations depuis le début de l’année (37 % sur le seul mois de septembre), à comparer à la proportion de 35 % atteinte sur l’année 2020.

Atteignant +27,1 milliards d’euros sur les 9 premiers mois de l’année, la collecte nette en UC atteint également un niveau inégalé par le passé.

Le dynamisme des transferts de contrats d’assurance vie rendus possible par la loi PACTE se confirme : au 3e trimestre, 76 000 contrats ont été transférés pour un montant de 2,7 milliards d’euros.

En cumul depuis le début de l’année, ce sont 329 000 contrats qui ont été transférés pour un montant de 11,3 milliards d’euros, contre 236 000 contrats pour 6,8 milliards d’euros en 2020.
Depuis le début de l’année, ces transferts ont permis de réinvestir 1,9 milliard d’euros supplémentaire en UC.
 

La collecte nette du PER depuis le début de l’année égale déjà celle de l’ensemble de l’année 2020

Les versements sur les PER s’élèvent à 1,1 milliard d’euros en septembre, dont 448 millions d’euros de cotisations et 609 millions d’euros au titre de transferts d’autres contrats d’épargne retraite. En cumul depuis le début de l’année, les versements sur un PER s’élèvent à 10,6 milliards d’euros.

La collecte nette du PER s’élève à 391 millions d’euros sur le mois de septembre. Depuis le début de l’année, elle s’élève déjà à 3 milliards d’euros, soit autant que sur l’ensemble de l’année 2020. Hors transfert, la part de marché des assureurs vie représente 84 % des nouveaux titulaires d’un PER et 79 % des encours (à fin juin).
 

Fin septembre, le nombre d’assurés détenteurs d’un PER dépasse les 2 millions. Les encours s’élèvent à 24,3 milliards d’euros, dont 46 % investis en UC.

(source FFA)

Handicap : Les nouveaux plafonds des aides

8 Novembre 2021
Prestation de compensation handicap : les plafond des aides matérielles seront relevés au 1er janvier 2022.

Prestation de compensation handicap : les plafond des aides matérielles seront relevés au 1er janvier 2022.

Les montants maximaux des aides matérielles apportées aux allocataires seront relevés à compter du 1er janvier 2022.

La durée maximale d'attribution sera unifiée à 10 ans. La PCH peut toutefois être renouvelée, voire prolongée à vie lorsque les difficultés de la personne ne sont pas susceptibles d'évolution favorable (loi n° 2020-220 du 6 mars 2020). 

Le plafond de l'aide technique qui permet l'achat ou la location de matériel compensant le handicap sera porté à 13 200 € par période de 10 ans, au lieu de 3 960 € par période de 3 ans actuellement. 

Pour l'aide liée à l'aménagement du véhicule de la personne handicapée, ainsi qu'à d'éventuels surcoûts résultant de son transport, le plafond sera relevé à 10 000 € par période de 10 ans (au lieu de 5 000 € par période 5 ans). 

Pour les aides spécifiques ou exceptionnelles, comme celles relatives à l'acquisition ou l'entretien de produits liés au handicap, le plafond sera relevé à 6 000 € par période de 10 ans (contre 1 800 € par période 3 ans actuellement). 

Enfin, le plafond de l'aide animalière sera relevé à 6 000 € par période de 10 ans (au lieu de 3 000 € par période 3 ans).

Assurance-vie, du nouveau pour les contrats euro-croissance

8 Novembre 2021
A compter du 1er janvier 2022, le transfert d’un contrat d’assurance-vie en contrat euro-croissance pourrait être effectué avec maintien de l’antériorité fiscale sans condition.

A compter du 1er janvier 2022, le transfert d’un contrat d’assurance-vie en contrat euro-croissance pourrait être effectué avec maintien de l’antériorité fiscale sans condition.

Les députés ont adopté le 19 octobre la première partie du projet de loi de finances pour 2022, en apportant quelques nouveautés au texte initial du gouvernement. 

L’article 10, I. 7° bis du texte prévoit notamment qu’à compter du 1er janvier 2022, le transfert d’un contrat d’assurance-vie en contrat euro-croissance pourrait être effectué avec maintien de l’antériorité fiscale sans condition.

Pour l'instant, le maintien de l’antériorité fiscale est subordonné au fait que l’épargne investie dans les fonds en euros du contrat d’assurance vie n’aient pas été transférée vers des fonds en unités de compte (UC) dans les six mois précédant sa transformation. 

Dans le cas contraire, seule la fraction du contrat qui reste investie en euros peut faire l’objet d’une transformation en euro-croissance. Et ce, sans perte de l’antériorité fiscale.
 

Si cette mesure est voté, elle devrait faciliter la transformation des engagements en euros, qui offrent une garantie en capital permanente mais sont de moins en moins rémunérateurs, en engagements en euro-croissance, potentiellement plus performants dans la durée mais dont la garantie en capital ne s’applique qu’au bout de 8 ans. 

Placements : Attention aux fake news

8 Novembre 2021
Les personnes formulant des recommandations d’investissement doivent les présenter de manière objective et transparente et divulguer leur identité.

Les personnes formulant des recommandations d’investissement doivent les présenter de manière objective et transparente et divulguer leur identité.

Face à la recrudescence des recommandations d’investissement ou recommandations de sites de trading par des influenceurs sur les réseaux sociaux, la Direction des relations avec les épargnants et de leur protection (Drep) de l’AMF appelle à la vigilance : il convient de s’interroger sur les compétences en finance de ces personnes se présentant comme des experts, la sincérité et la nature désintéressée de ces prescriptions, dont le caractère rémunéré n’est pas toujours indiqué clairement. 

L’AMF rappelle que sa plateforme de surveillance des marchés, ICY, basée sur des algorithmes d’intelligence artificielle, permet d’intégrer et croiser toute sorte de données, y compris celles provenant de forums ou réseaux sociaux, en cas d’anomalies de marché. 

L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) souligne que les personnes formulant des recommandations d’investissement doivent les présenter de manière objective et transparente et divulguer leur identité.

L’AMF invite les investisseurs à s’interroger sur la crédibilité des opinions partagées en ligne et à fonder leur décision d’investissement sur des informations fiables.

Dans une déclaration publiée ce 28 octobre, l’ESMA détaille les règles s’appliquant aux personnes diffusant des recommandations d’investissement auprès d’un large public, notamment sur les réseaux sociaux. Partager son opinion devant un large public sur le prix actuel ou futur d'une action cotée dans l’Union européenne (UE) par exemple constitue une recommandation d’investissement en droit européen, selon le règlement Abus de marché (MAR). Cette diffusion doit respecter des règles précises, en particulier celles de révéler son identité, ses sources, et ses éventuels conflits d’intérêts.

L’ESMA rappelle également que les investisseurs doivent être en mesure d’évaluer la crédibilité et le degré d’objectivité d’une recommandation d’investissement.
En février dernier, l’ESMA avait déjà alerté les investisseurs particuliers au sujet « des risques présentés par les décisions de trading prises uniquement sur la base d’échanges de vues, de recommandations informelles et de partages d’intentions de trading à travers les réseaux sociaux ou des plateformes en ligne non régulées ».  

L’AMF suit de près les comportements des épargnants en Bourse. Depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 en janvier 2018, le régulateur reçoit des données de transactions détaillées des prestataires de services d’investissement français ou établis en France. 

L’AMF publie chaque trimestre depuis janvier 2021 un tableau de bord des investisseurs particuliers actifs. En deux ans, l’AMF a constaté l’arrivée sur les marchés d’actions de 800.000 nouveaux investisseurs particuliers, au profil plus jeune.
 

Assurance vie : collecte record en août

8 Novembre 2021
La collecte en assurance vie sur les 8 premiers mois de l’année n’a jamais été aussi élevée, atteignant quasiment 100 milliards d’euros.

La collecte en assurance vie sur les 8 premiers mois de l’année n’a jamais été aussi élevée, atteignant quasiment 100 milliards d’euros.

Le mois d’août 2021 témoigne une fois de plus du dynamisme du marché de l’assurance vie. En août, la collecte nette (+2,2 milliards d’euros), tout comme les cotisations (10,3 milliards d’euros), sont supérieures aux deux années précédentes.

Les unités de compte (UC) atteignent des niveaux inégalés pour un mois d’août, tant en termes de cotisations (3,6 milliards d’euros) que de collecte nette (+2,3 milliards d’euros).

Depuis le début de l’année, les Français ont versé près de 100 milliards d’euros de cotisations en assurance vie, soit un niveau encore jamais atteint sur les 8 premiers mois d’une année.

Comment est géré le patrimoine des personnes dépendantes ?

8 Novembre 2021
Plus de la moitié des aidants familiaux qui ont en charge de défendre les intérêts financiers des personnes qu’ils suivent déclare faire "au plus simple".

Plus de la moitié des aidants familiaux qui ont en charge de défendre les intérêts financiers des personnes qu’ils suivent déclare faire "au plus simple".

Même si 67% des mandataires judiciaires et 43% des aidants patrimoniaux indiquent se creuser la tête pour choisir des placements adaptés, ces derniers sont en réalité souvent simple, avec une exposition au risque minimum. Livret A, jeune ou d'épargne populaire sont les plus fréquents (95% chez les mandataires, 50% chez les aidants). 

Plus de la moitié (57 %) des aidants familiaux (ou aidants dits "patrimoniaux") qui ont en charge de défendre les intérêts financiers des personnes qu’ils suivent déclare faire "au plus simple" et "laisser l’épargne là où elle est". Tels sont les résultats du 3ème baromètre APICIL de la gestion de patrimoine des personnes dépendantes. Sans grande surprise, le livret A, le LEP et les fonds d’assurance-vie en euros sont privilégiés.

 Pour gérer au mieux les finances et le patrimoine des personnes vulnérables, les mandataires professionnels attendent avant tout un interlocuteur dédié et expert (39 %), devant la possibilité de suivre une formation sur les placements et la gestion de patrimoine (31 %). 

Les aidants familiaux sont eux plutôt à la recherche de supports d’information (26 %), avant de vouloir disposer d’un référent expert (24 %). 

Seuls 35 % d’entre eux, contre 85 % pour les mandataires professionnels, sollicitent les banquiers. "Leur réseau d’aide est moins formalisé", constate APICIL. 

"Ils s’appuient aussi sur un autre membre de leur famille (34 %), certains assurent même ce rôle seuls (19 %), et tout particulièrement les 50 ans et plus (27 %)". 

Par ailleurs, on retiendra que 54 % des mandataires professionnels affirment avoir aussi recours aux conseillers en gestion de patrimoine. 

En France, près de 800 000 personnes majeures sont placées sous mesure de protection juridique pour cause de handicap, accident, maladie ou vieillesse. 

Plus de la moitié (483 000) sont prises en charge par des mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM), les autres étant accompagnées par leurs familles, certains aidants gérant les finances de leur proche sans qu’aucun statut ne leur soit reconnu.
 

Pensions de retraite en hausse

8 Novembre 2021
Les pensions de retraite Agirc-Arrco seront revalorisées de 1 % au 1er novembre

Les pensions de retraite Agirc-Arrco seront revalorisées de 1 % au 1er novembre

Les partenaires sociaux en charge de la gestion du régime de retraite complémentaire des salariés ont décidé d’augmenter les pensions de 1 % au 1er novembre prochain,après un gel opéré en 2020. Résultats, la valeur du point Agirc-Arrco sera ainsi portée à 1,2841 euros. 

Cette revalorisation est inférieure de 0,5 point au taux prévisionnel d’inflation fourni par l’Insee (1,5 %) conformément à un accord signé en juillet par les mêmes partenaires sociaux, lequel prévoit à nouveau une sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation pendant deux ans (exercices 2021 et 2022). À noter que la valeur d’achat du point augmentera de 0,2 % au 1er janvier prochain pour s’établir à 17,4316 €.

Les critères permettant de qualifier un contrat de rente survie

14 Octobre 2021
Le contrat de rente survie, est un contrat de prévoyance bénéficiant d’un régime fiscal intéressant et qui permet de constituer une ressource qui répond de manière très efficace aux contraintes de gestion spécifiques pesant sur le patrimoine de la personne en situation de handicap.

Le contrat de rente survie, est un contrat de prévoyance bénéficiant d’un régime fiscal intéressant et qui permet de constituer une ressource qui répond de manière très efficace aux contraintes de gestion spécifiques pesant sur le patrimoine de la personne en situation de handicap.

Critères du contrat de rente survie

-          Contrat d’assurance en cas de décès

-          Souscrit au bénéfice d’ « un enfant ou à (de) tout autre parent en ligne directe ou collatérale jusqu'au troisième degré de l'assuré, ou à une personne réputée à charge de celui-ci en application de l'article 196 A bis »[1]

-          Il ne peut y avoir qu‘un seul bénéficiaire

-          Le bénéficiaire doit être porteur d’un handicap qui « l’empêche soit de se livrer, dans des conditions normales de rentabilité, à une activité professionnelle, soit, s’il est âgé de moins de dix-huit ans, d'acquérir une instruction ou une formation professionnelle d'un niveau normal »[1]

-          Interdiction de procéder à des retraits ou des rachats

-          Interdiction de payer les primes d’assurances avec les fonds de la personne en situation de handicap bénéficiaire du contrat.

 Ces critères sont cumulatifs en l’absence de l’un deux, le contrat ne peut bénéficier du régime défini à l’article 199 septies du Code Général des impôts.

Pour en savoir plus, contactez Ahmed RHLIOUCH, Responsable du Programme Handicap ASAC-FAPES à l'adresse email ahmed.rhliouch@asac-fapes.fr 

Pour découvrir le contrat Rente Survie d'ASAC-FAPES, cliquez ici.

 

[1] Article 199 septies du code général des impôts