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Mis à jour : il y a 18 min 38 sec

Epargne : l'incroyable montagne de cash des Français

7 Septembre 2020
Selon la note mensuelle sur la "Situation financière des ménages", publiée vendredi par la Banque de France, entre mars et juillet les Français ont mis de côté "sur leurs comptes à vue, leurs livrets et comptes rémunérés une fois déduits leurs crédits 85,6 milliards d'euros, et même jusqu'à 107,5 milliards d'euros en comptant les 21,9 milliards de cash qui dorment bien sagement sur les comptes courants.

Selon la note mensuelle sur la "Situation financière des ménages", publiée vendredi par la Banque de France, entre mars et juillet les Français ont mis de côté "sur leurs comptes à vue, leurs livrets et comptes rémunérés une fois déduits leurs crédits 85,6 milliards d'euros, et même jusqu'à 107,5 milliards d'euros en comptant les 21,9 milliards de cash qui dorment bien sagement sur les comptes courants.

La banque centrale précise qu'en juillet, le montant des économies a même atteint 16 milliards d'euros, soit 2,5 fois plus que le montant moyen des dépôts collectés chaque mois depuis 2017 (6 milliards d'euros). Selon la Banque de France, le bas de laine des Français n'a jamais été si important. Avec les conséquences que l’on connaît. Alors que les entreprises ont fait face à d'énormes difficultés, les ménages ont épargné ce qu'ils n'ont pas consommé.

Selon le Ministre de l’économie, Bruno Le Maire : « Ces 100 milliards d'euros d'épargne doivent s'ajouter aux 100 milliards d'euros du plan de relance pour soutenir notre économie. ». Le taux d'épargne des Français s'est envolé depuis le début du confinement.

Selon les chiffres de l'Insee parus le 26 août, alors que la consommation des ménages a lourdement chuté au deuxième trimestre (- 11,5 % après - 5,8 %) en raison du confinement, le taux d'épargne a grimpé à 19,7 % au premier trimestre puis à 27,4 % au deuxième ! À titre de comparaison, il était de 14,9 % en 2019.

À quoi va servir ce cash ?

L'épargne des Français, qui a gonflé pendant le confinement, va servir à construire des ponts, des logements ou encore des pistes cyclables, a indiqué dimanche Éric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts (CDC) en dévoilant un plan d'investissement post Covid de 26 milliards d'euros dans les transports, le logement et les équipements des territoires.

Le marché immobilier dopé par les taux bas des crédits

7 Septembre 2020
Depuis le début de l’été, les banques révisent à la baisse leurs barèmes « afin de soutenir la demande de crédits immobiliers, sur des marchés toujours à la peine, en dépit du rebond « technique » constaté avec la sortie du confinement ».

Depuis le début de l’été, les banques révisent à la baisse leurs barèmes « afin de soutenir la demande de crédits immobiliers, sur des marchés toujours à la peine, en dépit du rebond « technique » constaté avec la sortie du confinement ».

Selon le dernier point de conjoncture de l’Observatoire Crédit Logement / CSA, les taux moyens s’échelonnent désormais entre 1,05 % pour les prêts sur 15 ans, 1,20 % pour les prêts sur 20 ans et 1,47 % pour ceux sur 25 ans. Soit une moyenne de 1,24 % en moyenne au mois d’août, contre 1,25 % en juillet et 1,29 % en juin.

Pour le courtier Artemis, « excepté quelques ajustements à la baisse appliqués par une poignée de banques, les taux de crédit immobilier sont encore très stables et devraient le rester dans les prochaines semaines. On constate que les taux pratiqués restent très inférieurs aux taux moyens proposés par les banques dans leurs barèmes. Cela démontre une forte sélection des banques au niveau des dossiers, privilégiant les profils les plus intéressants, entraînant une baisse des taux moyens pratiqués. »

Les banques limitent-elles l’accès au crédit immobilier ?

Cependant, les banques demeurent très exigeantes concernant leurs conditions d’accès aux crédits. Ces tendances, déjà perceptibles depuis les recommandations du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) en décembre dernier, se sont fortement accentuées depuis la crise sanitaire.

Des refus peuvent être appliqués si le taux d’endettement de l’emprunteur est supérieur à 33% ou si le secteur d’activité dans lequel il exerce est fortement touché par la crise. Avec une vigilance accrue en Ile-de-France où les délais de traitement des dossiers de prêts sont plus longs.

Financer son acquisition immobilière au-delà de 100 % devient désormais compliqué Les emprunteurs sont invités à mettre un maximum d’apport personnel en puisant dans leur épargne si cela est possible. Ils doivent également solder leurs crédits à la consommation afin de ne pas alourdir leur taux d’endettement et maximiser leurs chances d’emprunter.

Aucun indicateur ne laisse présager un retour à la hausse des taux. « Les mouvements de taux ne pourront être imputables qu’à la capacité des emprunteurs à négocier leur dossier avec les banques à la recherche des meilleurs profils », note Philippe Taboret. chez Cafpi.

Cette clientèle très recherchée par les banques a comme caractéristiques principales : un apport ; une capacité à épargner et à ne pas s’endetter de façon déraisonnable ; ne pratique pas un métier à risques (dans les circonstances actuelles liées à la crise sanitaire) ; etc.

La production de crédits immobiliers sera en baisse de 30% en 2020 Par exemple pour un emprunt de 20 ans, l’écart au niveau du taux hors assurance pourra atteindre un écart de 50 points de base entre les très bons profils (0,80% sur 20 ans) et les moins bons dossiers (1,30% sur 20 ans). « Même pour les moins bons profils, les taux restent très attrayants et permettent de poursuivre son projet immobilier.

Il est primordial en cette période de savoir mettre en avant la solidité de son dossier auprès des banques, et de choisir la banque la plus adaptée à son profil et à son projet », poursuit-il. Compte tenu des taux très bas, il est important de négocier au mieux son assurance, qui représente une grosse part du coût du crédit. « Si nous prenons en compte l’ensemble de ces éléments, nous estimons que la production de crédits immobiliers sera en baisse de 30% au second semestre 2020 par rapport au second semestre 2019. Il y a fort à parier que dans ces circonstances, les banques se livreront à nouveau une forte concurrence, afin d’atteindre leurs objectifs annuels », conclut Philippe Taboret.

Don manuel ou cadeau ? Une distinction aux conséquences lourdes

7 Septembre 2020
Entre recevoir une somme d’argent comme cadeau et recevoir un don manuel, la distinction est parfois subtile mais peut avoir de lourdes conséquences, notamment fiscales. Explications.

Entre recevoir une somme d’argent comme cadeau et recevoir un don manuel, la distinction est parfois subtile mais peut avoir de lourdes conséquences, notamment fiscales. Explications.

La crise sanitaire a engendré une crise économique pour de nombreuses personnes. Dans beaucoup de familles, la solidarité a joué à plein, entrainant des des coups de pouces financiers. Mais si recevoir une somme d’argent pour son anniversaire ou pour Noël est une chose assez courante, quand la somme est importante, le cadeau peut être requalifié de don manuel. Ce qui a de lourdes conséquences.

Le don est taxable

D’abord parce qu’au plan civil le premier sera rapportable à la succession de celui qui le consent alors que le second ne le sera pas. La distinction est également importante au plan fiscal puisqu’un don manuel sera taxable aux droits de mutation à titre gratuit sur le fondement des articles 757 et 784 du Code Général des Impôts alors qu’un présent d’usage ne le sera pas. Le problème est qu’il est souvent difficile d’établir une frontière claire entre présent d’usage et don manuel. « En cas de contentieux, lors d’une succession, c’est au juge qu’il appartient d’apprécier si le cadeau fait à l’occasion d’un événement particulier constituait un présent d’usage ou si au contraire, compte tenu de son importance, il a généré un appauvrissement du donateur et doit être qualifié de don manuel » explique Stéphane Jacquin, Associé-Gérant, Responsable de l’ingénierie patrimoniale chez Lazard Frères Gestion.

Y a-t-il une valeur maximale à ne pas dépasser ?

Le premier critère pour les juges est le moment du don. « Il faut que le don soit fait à l’occasion d’un évènement où il est usuel de faire un cadeau (anniversaire, noël, mariage, réussite à un examen…). Un don qui intervient hors d’un évènement particulier ne peut être qualifié de présent d’usage » analyse Stéphane Jacquin. Un principe rappelé dans un arrêt de la 1ère chambre civile de la Cour de cassation en date du 25 septembre 2013, ou la Cour de cassation a censuré une Cour d’Appel qui avait qualifié un don de présent d’usage sans préciser à l’occasion de quel évènement et selon quel usage il avait été fait.

S’agissant du montant du présent d’usage, de sa valeur, l’article 852 du Code civil précise que « le caractère de présent d’usage s’apprécie à la date où il est consenti et compte tenu de la fortune du disposant ». Chaque terme à son importance. La Cour de cassation dans un arrêt en date du 10 mai 1995 a confirmé un arrêt d’appel qui avait considéré que la remise par un père à sa fille de 8 aquarelles d’une valeur globale de 70 000 francs (11 000 € environ) à l’occasion du mariage de cette dernière en 1975 constituait, compte tenu de la fortune du père et de leur valeur à cette date, un présent d’usage quand bien même sept des huit aquarelles avaient été vendues par la fille, 10 ans après son mariage, pour un prix de 5 620 000 francs (860 000 € environ). « Le principe posé par le Code civil est donc que plus une personne est fortunée, plus elle peut faire des cadeaux importants sans s’appauvrir et donc sans que cela constitue un don manuel. Soulignons en effet que si un présent d’usage n’est pas rapportable à la succession de son auteur c’est parce qu’il ne constitue pas une libéralité, c’est-à-dire qu’il n’entraîne pas de dépouillement de son auteur » complète Stéphane Jacquin. Ainsi un même cadeau de 100 000 euros pourra être considéré comme un cadeau de la part d’une personne fortunée et comme un don pour un donateur modeste.

Pas de proportionnalité pour les cadeaux

« Malheureusement, l’examen de différentes jurisprudences rendues à l’occasion de contentieux entre héritiers ou avec l’administration fiscale ne permet pas d’établir une règle de proportionnalité par rapport aux revenus ou à la fortune du donateur », regrette Stéphane Jacquin. Pour ne rien simplifier, li semble résulter de la jurisprudence de la Cour de cassation que la proportionnalité entre les revenus et la fortune de celui qui fait le cadeau et la valeur de celui-ci ne soit pas sans limite. En effet, dans un arrêt du 6 décembre 1988, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation retient que les présents d’usage sont des cadeaux « n’excédant pas une certaine valeur » sans faire référence à la situation patrimoniale de l’auteur du don litigieux.

L’administration fiscale ne fixe pas davantage de principe de proportionnalité. Elle indique au contraire dans sa doctrine que « la qualification de présent d’usage pour un cadeau consenti résulte (…) d’un examen des circonstances concrètes de chaque affaire, incompatible avec l’application de critères normatifs préétablis » (décision de rescrit du 3 avril 2013).

Faut-il loger ses SCPI dans une Assurance-vie ?

7 Septembre 2020
Avec un rendement de près de 4 % par an en moyenne, les SCPI, sociétés civiles de placement immobilier, sont devenues en quelques années le placement chouchou des Français. De quoi donner des idées aux épargnants pour booster leur contrat d’Assurance Vie.

Avec un rendement de près de 4 % par an en moyenne, les SCPI, sociétés civiles de placement immobilier, sont devenues en quelques années le placement chouchou des Français. De quoi donner des idées aux épargnants pour booster leur contrat d’Assurance Vie.

Les SCPI, sociétés civiles de placement immobilier, sont devenues en quelques années le placement chouchou des Français. Il faut dire qu’elles permettent de se constituer un patrimoine immobilier et des revenus complémentaires pour financer des projets futurs comme les études de ses enfants ou sa retraite. Elles offrent surtout un accès simple et sécurisé au dynamique marché immobilier professionnel (bureaux, commerces, hôtels, etc.). Avec un rendement de près de 4 % par an en moyenne. De quoi donner des idées aux épargnants pour booster leur contrat d’Assurance Vie. Car les parts de SCPI peuvent être logées dans un contrat d’Assurance vie.

Loger des SCPI dans l’assurance-vie

Elles constituent, au sein des contrats d’assurance vie multisupports une opportunité intéressante pour diversifier votre capital. Vous dopez ainsi les performances de votre contrat tout en bénéficiant de la fiscalité très avantageuse de l’assurance vie et en vous garantissant une liquidité rassurante. Mais attention, le choix de SCPI dans ce cadre est plus limité, et les frais annuels sont plus lourds que pour un achat en direct.

Car concrètement, vous n’allez pas directement titulaire d’une part de la SCPI mais d’une unité de compte qui reflète l’évolution des parts, sur laquelle l’assureur va se rémunérer dans le cadre des frais liés au contrat.

Les coûts de l’assurance vie pèsent sur le rendement des SCPI

Sachez que du coup, dans le cadre d’un contrat d’assurance vie, une SCPI délivrera environ 1 % de rendement de moins qu’en direct. Par ailleurs, l’épargnant ne touche pas les loyers et ne doit donc pas s’acquitter de revenus fonciers. En contrepartie, l’investisseur va obtenir les bénéfices fiscaux de l’assurance vie, à savoir une fiscalité qui s’applique seulement sur les retraits et réduite après huit ans. Mais le plus gros avantage de la SCPI logée dans une Assurance Vie est la liquidité. Car dans le cadre de l’assurance-vie, c’est l’assureur qui assure la liquidité, à savoir la revente des parts dans un délai d’un à deux mois. Et ce quelles que soient les conditions de marchés. Plutôt intéressant en période de crise.

Une bombe à retardement pour les assureurs ?

En cas de crise sanitaire et économique prolongée, ce dispositif pourrait coûter cher aux assureurs. Car selon une analyse réalisée par l’ASPIM, association qui assure la représentation des intérêts économiques et financiers de ses adhérents et des Fonds d’investissement Alternatifs en Immobilier (FIAI), sur la base de données des assureurs, les parts de SCPI et d’OPCI (Organisme de Placement Collectif Immobilier) détenues par les compagnies d’assurance représentaient 26 % de la capitalisation totale du marché (données à fin 2018). Les compagnies d’assurances détiendraient 16 % de la capitalisation totale de SCPI et 31 % de l’actif brut de OPCI et OPPCI (version professionnelle de l’OPCI). Entre 2010 et 2018 le poids de l’immobilier dans les unités de compte a été multiplié par 4 (pour atteindre 7,4 % en 2018). Les OPCI et SCPI ont fortement bénéficié de cette croissance, ils représentaient 65 % des supports d’unité de compte immobilière fin 2018.

Qui a le plus épargné en France pendant le confinement ?

7 Septembre 2020
En moyenne, les Français ont épargné 1 265 euros par ménage en 6 mois. Mais derrière cette moyenne, on note de très grands écarts. Quelles ont été les régions les plus économes ?

Pendant le confinement, les Français ont mis de l’argent de côté. Beaucoup ! La hausse moyenne, au plan national, est de 1 265 euros par ménage, entre décembre 2019 et juin 2020. Mais cette moyenne cache de très grandes disparités. Ainsi, le montant moyen de l'épargne détenue par les ménages de la capitale a augmenté de 5 346 euros entre la fin décembre 2019 et la fin juin 2020, soit un pactole de 6,1 milliards d’euros de plus en six mois placé sur les divers produits d’épargne proposés par les banques (livret A, LDD, PEL, PEA, comptes à terme…). En tout l’épargne des parisiens est passée de 206,3 milliards d’euros fin 2019 à 212,4 milliards d’euros au 30 juin 2020. Les habitants des Hauts-de-Seine arrivent juste derrière, avec une hausse moyenne par ménage de 5 175 euros.

Selon la Banque de France, « dans aucun autre département, l’épargne n’a connu une progression aussi spectaculaire qu’à Paris. Les Creusois, eux, n'ont pas vu leur épargne progresser. La valeur totale des produits d’épargne détenus par les habitants de la Creuse n’a pas évolué (2,1 milliards d’euros). Par ailleurs, dans de nombreux autres départements (Ardennes, Aisne, Aude, Ariège, Pyrénées-Orientales…) la hausse est restée très minime.

Les raisons d’un tel écart ?

En Ile-de-France, les habitants des grandes villes ont très majoritairement été invités par leur employeur, notamment les grandes entreprises, à travailler à distance, voire ont été mis en chômage partiel avec un complément de salaires. Rares sont ceux dont le salaire a été amputé. Dans le même temps, leurs dépenses se sont contraintes au loyer, aux mensualités de crédit immobilier ou les forfaits Télécoms et internet et leurs courses alimentaires et à quelques achats de nécessité. En revanche dans les départements ruraux ont, de leur côté, dû faire face à une baisse de revenus. Soit parce qu’ils ont été mis en chômage partiel, soit parce qu’artisan ou autoentrepreneur, ils n’avaient momentanément plus de commandes ou de possibilité de débuter ou terminer leur tâche.

Comment se sont comportées les SCPI au premier semestre ?

7 Septembre 2020
Les données du second trimestre sont cruciales pour estimer l’impact de la crise sanitaire sur le marché des SCPI.

Le premier trimestre plutôt positif, s’expliquait en partie par le fait que les SCPI encaissent les loyers avec un trimestre d’avance. Mais plusieurs questions restaient en suspens : quel a été le comportement des épargnants face à cette crise ? Les SCPI ont-elles pu recouvrer leurs loyers auprès de leurs locataires ? Et surtout, quel sera l’impact sur les rendements pour l’année 2020 ? Analyse des experts de Linxea.

Selon l'Observatoire des SCPI de Linxea, la collecte nette après un premier trimestre record à 2,56 milliards d’euros (source ASPIM), a quasiment été divisée par 3 pour se situer entre 800 et 900 millions d’euros au second trimestre, un des niveaux les plus faibles enregistrés depuis le début des années 2010. Cependant, cette baisse résulte surtout d’une diminution des souscriptions plutôt que d’un phénomène de retraits massifs, ce qui témoigne de la confiance des épargnants déjà investis. Nous notons une reprise progressive de l’activité depuis la fin du second trimestre, un signe encourageant pour la collecte à venir des troisième et quatrième trimestres. Cette baisse de la collecte du second trimestre n’est pas de nature à inquiéter les sociétés de gestion car celle-ci est compensée par la « surperformance » du 1er trimestre. Au niveau des loyers, les analyses se veulent rassurantes.

Le taux de récupération des loyers atteint une moyenne de 78% au second trimestre. Ce résultat est finalement très positif : les sociétés de gestion avaient envisagé des scénarios plus pessimistes face à la crise. L’hôtellerie et le commerce sont les classes d’actifs les plus affectées alors que la santé, la logistique et le résidentiel ont des taux de recouvrement proches de 100 %. L’évolution du prix des parts de SCPI était également une source d’interrogation de la part des épargnants. A ce jour, aucune baisse du prix des parts n’a été identifiée depuis le début de cette crise et aucune société de gestion n’a communiqué sur une éventuelle baisse dans les mois à venir.

Enfin, en ce qui concerne les rendements, les données de cet observatoire du second trimestre viennent conforter les analyses rassurantes du 1er trimestre. Sur les 61 SCPI auditées, la diminution des dividendes servis sur ce premier semestre reste contenue avec une baisse moyenne de 11,07 %. En répliquant cette baisse sur le rendement global des SCPI pour l’année 2020, celui-ci s’établirait à 3,91 %. Cependant, ce scénario reste pessimiste car la plupart des sociétés de gestion envisagent une amélioration des rendements pour les troisième et quatrième trimestres notamment grâce aux reports de loyers négociés.

Les rendements prévisionnels communiqués par certaines sociétés de gestion pour 2020 traduisent eux une baisse de 8,04 % contre 9,44 % lors de notre précédent Observatoire, ce qui correspond à un rendement global de 4,05 % pour 2020. Ce scénario est lui plutôt optimiste car de nombreuses SCPI des secteurs les plus touchés comme le commerce ou l’hôtellerie n’ont pas communiqué de rendement prévisionnel, qui serait susceptible d’accentuer cette baisse. En faisant la moyenne de ces deux rendements moyens (le plus pessimiste à 3,91 % et le plus optimiste à 4,05 %), le taux de rendement prévisionnel moyen en 2020 pour les SCPI serait de 3,98 %, ce qui confirme nos prévisions du trimestre précédent.

Avant de conclure, il faut garder à l’esprit que nous ne sommes qu’à la moitié de l’année et que de nombreuses incertitudes persistent sur le plan sanitaire et économique. Les aides mises en place par l’Etat comme le chômage partiel, les PGE (Prêts aux entreprises garantis par l’Etat) que les entreprises ne commenceront à rembourser que l’an prochain ou encore les fonds de solidarité ont probablement permis d’atténuer l’impact à court terme de cette crise.

Cependant, il y aura probablement des « dommages collatéraux » à plus long terme et d’après le FMI, la récession devrait atteindre -10,2% en France en 2020, ce qui doit nous inciter à la prudence. En conclusion, cette situation inédite a été un stress test grandeur nature pour les SCPI obligées de faire face à des circonstances exceptionnelles et le résultat est plus que rassurant. Avec un taux de rendement qui pourrait s’établir aux alentours de 4 % en 2020, la SCPI pourrait plus que jamais s’affirmer comme une valeur refuge en temps de crise.

Pourquoi investir dans les SCPI ?

10 Août 2020
Les Société Civiles de Placement Immobilier (SCPI) attirent de nombreux épargnants. Ce placement effectué en direct ou via un contrat d’assurance-vie offre des perspectives de placement intéressantes.

Les Société Civiles de Placement Immobilier (SCPI) attirent de nombreux épargnants. Ce placement effectué en direct ou via un contrat d’assurance-vie offre des perspectives de placement intéressantes.

Qu’est-ce qu’une SCPI ?

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) sont des véhicules de placement collectifs. Elles investissent dans l’immobilier commercial et résidentiel pour le compte de leurs épargnants. Ces sociétés dont les particuliers peuvent souscrire des parts permettent à un épargnant de réaliser un investissement immobilier en rapport avec sa capacité de financement (par apport personnel ou à crédit).  Les investisseurs sont appelés des « associés ». Ils perçoivent une partie des loyers à hauteur de leur investissement. Ces revenus sont fiscalisés dans la catégorie des revenus fonciers et sont soumis aux prélèvements sociaux (17,2% actuellement).

 

Les avantages de l’investissement dans des SCPI

Les SCPI permettent aux épargnants d’avoir accès à des marchés immobiliers habituellement réservés à des investisseurs institutionnels : bureaux, centres commerciaux… Les rendements moyens sont plus élevés et plus sécurisés que dans le cadre d’un investissement immobilier classique (4,40% en 2019 selon l’Aspim).

Une SCPI possède un portefeuille de plusieurs dizaines d’actifs (parfois plusieurs centaines), dans des zones géographiques diverses en France et en Europe. Le risque d’absence de locataire ou d’impayé est donc réparti et inférieur à l’immobilier détenu en direct. De plus le porteur de part est déchargé des questions liées à la gestion du bien immobilier. La société gérant la SCPI s’occupe de tout.

 

Choisir entre SCPI de rendement et SCPI résidentielles

Les SCPI de rendement versent un revenu régulier aux épargnants. On compte parmi elles les SCPI bureaux, les SCPI diversifiées (toute typologie d’actif), les SCPI commerces, les SCPI spécialisées (par exemple dans le secteur de la santé) et les SCPI régionales (qui investissent dans un secteur géographique déterminé).

Les SCPI résidentielles, investissent dans l’immobilier d’habitation. L’épargnant bénéficie d’un dispositif fiscal spécifique : Pinel, Malraux, déficit foncier… ou dégage des plus-values à la revente : achat de logement en loi de 1948, par exemple.

 

Acquérir des parts de SCPI

Les parts de SCPI peuvent être acquise auprès de Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP), auprès des sociétés de gestion ou auprès de sa banque pour les SCPI appartenant à un réseau bancaire. Le coût des parts oscille en moyenne selon les sociétés entre 500 et 1 500 euros. L'acquisition peut se faire au comptant ou à crédit.

Les parts de SCPI à capital variable peuvent être souscrite à tout moment. Les parts de SCPI à capital fixe peuvent être achetées lors des augmentations de capital, ou sur le marché secondaire (lorsqu’un souscripteur revend ses parts).

 

L’épargne responsable : comment faire vos choix ?

3 Août 2020
ISR, fonds thématiques, fonds solidaires, il existe différentes manières pour concilier votre épargne avec vos valeurs. De nombreux sondages le montrent les particuliers souhaitent accompagner les grands mouvements de société grâce à leurs investissements. Pour cela, ils ont le choix entre plusieurs familles de produits et labels garantissant le sérieux de la méthode employée.

ISR, fonds thématiques ou encore fonds solidaires, il existe différentes manières pour concilier votre épargne avec vos valeurs. De nombreux sondages le montrent les particuliers souhaitent accompagner les grands mouvements de société grâce à leurs investissements. Pour cela, ils ont le choix entre plusieurs familles de produits et labels garantissant le sérieux de la méthode employée.

Depuis quelques années, les placements dits « responsables » réalisent une véritable percée auprès du grand public et l’intérêt des épargnants pour les thématiques durables se confirme. Le sondage Ifop annuel « Les Français et la Finance responsable » (1), publié lors de la semaine de l’investissement responsable en septembre 2019, précise les attentes des épargnants. Selon cette étude, commandée par le FIR (Forum pour l’Investissement Responsable) et l’agence Vigeo Eiris, 60% des Français accordent de l’importance aux impacts environnementaux et sociaux pour prendre leurs décisions de placements. Parmi les thématiques plébiscitées par les épargnants figurent en premier lieu les sujets environnementaux suivis de près par les questions sociales. Ainsi, 82% des sondés accordent une attention particulière à la pollution, 76% au changement climatique, 69% à la biodiversité, 78% au respect des droits de l’homme et 73% aux conditions de travail. Les différents acteurs du secteur ont bien compris cette tendance et ils en tiennent compte pour développer leur offre de produits de placement.

Les fonds utilisant des critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance)

Ces fonds sont reconnaissables grâce à leur label ISR (Investissement Socialement Responsable). Celui-ci a été défini par les pouvoirs publics à travers un cahier des charges précis. Il conduit les gérants à choisir des entreprises privilégiant des critères ESG puis à sélectionner celles qui répondent aux meilleures pratiques et qui disposent d’un potentiel attractif à long terme sur les marchés financiers.

Les fonds avec un label ISR génèrent une performance en ligne avec celles des grands indices voire un meilleur rendement. En effet, à la lumière de la crise du Covid-19, les gérants ont constaté une légère surperformance des fonds intégrant des critères ESG par rapport à l’ensemble du marché. En effet, ces derniers sont, la plupart du temps, absents ou très faiblement investis dans les énergies fossiles qui ont beaucoup corrigé depuis le début de cette crise. 

À noter : au 1er avril 2020 (2), les épargnants résidents en France avaient à leur disposition 395 fonds labellisés ISR pour un encours sous gestion de 150 milliards d’euros et proposés par 69 sociétés de gestion. Ce label doit faire l’objet d’une communication lors de la vente, il est donc facile à repérer, tout en offrant une grande diversité de solutions.

Les fonds Thématiques

Pour les fonds thématiques l’univers d’investissement est plus réduit. Les gérants peuvent, par exemple, sélectionner les entreprises qui apportent une solution au réchauffement climatique, ou encore celles qui se situent dans le domaine de l’eau, des forêts, de l’alimentation et de l’agriculture ou encore celles qui favorisent le bien-être au travail ou emploient des publics en difficulté. Chaque thématique est clairement énoncée dans l’intitulé du fonds pour permettre à chaque investisseur de choisir ce qui l’intéresse. Le label « Greenfin », mis en place par le Ministère de la transition écologique et solidaire, garantit la qualité verte des fonds d’investissement. Outre la sélection de valeurs qui permettent d’assurer la transition écologique vers un monde moins pollué et moins émetteur de carbone, ce label a la particularité d’exclure les fonds qui investissent dans des entreprises opérant dans le secteur nucléaire et les énergies fossiles. Les labels doivent faire l’objet d’une publicité lors de la commercialisation et sont facilement accessibles.

La performance des fonds thématiques varie en fonction des grands indices. Elle peut être supérieure (voire bien supérieure) ou inférieure car ces fonds possèdent des biais sectoriels. Ils peuvent être, par exemple, investis dans les énergies renouvelables ou encore dans les infrastructures, des secteurs dont le couple rendement/risque sont spécifiques.

À noter : au 1er avril 2020 (2), les épargnants résidents en France avaient accès à 43 fonds labellisés « Greenfin » pour un encours sous gestion de 13 milliards. Parmi les fonds labellisés figuraient des fonds investis sur les « greenbonds », des obligations qui financent des projets liés à la transition énergétique, des fonds investis sur les infrastructures vertes ou encore sur la modernisation écologique des transports.

Les fonds solidaires

L’association Finansol, spécialisée dans l’économie solidaire, propose elle-aussi un label installé depuis de la fin des années 90. Ce dernier qui a été déjà octroyé à plus de 150 fonds repose sur deux grandes catégories de critère : la transparence et l’information. Ainsi, les fonds doivent régulièrement informer leurs souscripteurs des investissements réalisés. Pour répondre à leur engagement de solidarité, ils doivent financer des projets d’accès à l’emploi ou au logement, d’activités écologiques ou en faveur du développement…. Ils peuvent aussi faire le choix de verser un quart des revenus générés à des associations sous la forme de dons. 

Ces fonds peuvent afficher une performance moindre que les fonds ISR et thématiques car leur objectif est autant de rémunérer l’épargne que de soutenir des projets solidaires. Il n’existe pas véritablement de classement sur ces fonds, il faut consulter les historiques de performance de chacun et comparer éventuellement ces rendements avec ceux des grands indices sur longue période pour se faire une idée de leur comportement.

Quelle que soit votre situation, il est indispensable de bien vous renseigner sur les sites Internet ou auprès d’un expert financier avant de vous engager. Indépendants ou issus de grands réseaux, vos conseillers vous permettront de comprendre ce qui caractérise les fonds et de sélectionner le produit d’épargne adapté à votre profil d’investisseur.

  1. Sondage réalisé auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1006 personnes entre le 26 et le 28 août 2019.
  2. Ministère de l’Économie et des Finances

Quel est le lien entre espérance de vie et calcul de diverses rentes ?

30 Juillet 2020
L’espérance de vie a un impact important sur le montant des rentes versées, notamment, dans le cadre des produits d’épargne. La seule véritable solution pour améliorer une rente dans le contexte d’une population vieillissante, consiste à accroître le capital accumulé.

L’espérance de vie a un impact important sur le montant des rentes versées, notamment, dans le cadre des produits d’épargne. La seule véritable solution pour améliorer une rente dans le contexte d’une population vieillissante, consiste à accroître le capital accumulé.

Dans les sociétés occidentales, l’espérance de vie à la naissance a fortement progressé ces dernières années. Selon l’Insee, elle a atteint 79,8 ans pour les hommes et 85,7 ans pour les femmes en 2019 en France métropolitaine. Au cours des 60 dernières années, les hommes ont gagné 13 ans d’espérance de vie et les femmes 12,3 années. Cette amélioration a un impact sur le calcul de la rente, en particulier sur les rentes viagères versées aux retraités.

Des calculs reposant sur les tables de mortalité

Schématiquement, les rentes sont calculées à partir des tables de mortalité. Celles-ci établissent, pour chaque âge, la probabilité annuelle de décès d’un individu. Elles sont réalisées selon des données statistiques et doivent donc être réévaluées régulièrement, à mesure de la progression de l’espérance de vie. Au moment de la souscription d’un produit d’épargne, l’assureur s’appuie sur ces tables pour calculer la rente versée au terme du contrat. Ainsi, de manière logique, plus l’espérance de vie est longue, plus la rente versée sera faible car elle le sera sur une période longue, et inversement. Ce lien entre espérance de vie et montant de la rente vaut pour tous les produits d’investissement et pour tous les types de rente, même s’il existe des différences dans la démarche des différents acteurs du secteur.

Des approches différentes selon les acteurs

Les premières différences portent sur le type de table de mortalité utilisé. En effet, l’assureur peut s’appuyer sur la table en vigueur au moment du départ à la retraite du souscripteur, sur une table avec des montants garantis, ou associer à chaque cotisation versée la table en vigueur au moment du paiement. L’arbitrage effectué entre ces différentes procédures peut avoir un impact important sur les montants perçus par l’investisseur. Par exemple, pour un produit d’épargne dont l’horizon de placement est de 20 ans, la table au moment de la souscription sera très différente de celle en vigueur à la sortie. Par ailleurs, le montant perçu sera également différent s’il s’agit d’une rente viagère simple ou par paliers évoluant en fonction des besoins, ou si celle-ci est indexée sur le coût de la vie. En outre, les différentes options comprises au contrat constituent un paramètre important dans le calcul. Là encore, le lien avec l’espérance de vie est primordial. Plus l’espérance de vie est élevée, plus la rente versée sera faible. Ce phénomène est accentué lorsque les options ont un coût important (pension de réversion, garantie dépendance…).

L’allongement de la durée de vie suppose des efforts d’épargne plus conséquents et d’anticiper la préparation de sa retraite. En effet, même si nous restons dans une période de réforme, la baisse inéluctable des pensions de retraite incite les Français à prévoir des sources de revenus complémentaires.

Souscrire un contrat d'assurance vie pour un enfant ou petit-enfant

22 Juillet 2020
Parent, grand-parent, vous souhaitez donner une somme d’argent à votre enfant ou petit-enfant. Avez-vous pensé à lui ouvrir un contrat d’assurance-vie comme réceptacle à ce don ? Le principe est simple : vous réalisez un don au profit de votre enfant ou petit-enfant, qui souscrit alors un contrat d’assurance-vie avec les sommes provenant du don.

Parent, grand-parent, vous souhaitez donner une somme d’argent à votre enfant ou petit-enfant. Avez-vous pensé à lui ouvrir un contrat d’assurance-vie comme réceptacle à ce don ? Le principe est simple : vous réalisez un don au profit de votre enfant ou petit-enfant, qui souscrit alors un contrat d’assurance-vie avec les sommes provenant du don.

Ouvrir un contrat d'assurance vie pour un proche permet aux parents ou grands-parents de faire fructifier un don d’argent à un enfant ou petit-enfant. C’est la possibilité de bénéficier à la fois des avantages fiscaux et juridiques de l’assurance vie, et de la législation sur les dons manuels.

Cela permet surtout de prendre date : en ouvrant tôt un contrat d’assurance-vie pour un jeune, celui-ci bénéficiera pleinement au moment où il a besoin des sommes, des avantages fiscaux liés aux retraits d’argent d’une assurance-vie et qui dépendent de la durée de détention du contrat. Il aura cet argent disponible pour ses études, s’installer dans la vie active, s’acheter une voiture, etc.


Les donations en argent

Tous les 15 ans, il est possible de donner :

  • jusqu’à 31 865 € par grand-parent à chaque petit-enfant majeur
  • 100 000 € par parent à chacun de ses enfants majeurs. Un couple peut donc donner 200 000 à un enfant.

Ces sommes sont alors exonérées d’impôts (ou droits de mutation). La donation peut s’effectuer en une ou plusieurs fois.

Exemple : Jean souhaite donner 5 000 € en 2020 à son petit-fils Robin, puis à nouveau 5 000 € en 2025. Les 21 865 € restants (le solde de l’abattement de 31 865 €) pourront alors être versés avant 2035 à Robin.


 La déclaration de don manuel

 Le don doit être déclaré à l’administration fiscale. Pour cela vous devez remplir en double exemplaire l’imprimé n°2735 (déclaration de don manuel). L’administration fiscale conserve l’un des deux exemplaires et vous rend le second sans prélever de frais ou de droits, tant que le don d’argent ou le don manuel n’excède pas les plafonds.


 La souscription de l’assurance-vie

Il ne vous reste plus qu’à souscrire un contrat d’assurance-vie au nom de votre enfant ou petit-enfant, dont il pourra disposer quand il en aura besoin.

Découvrez les contrats ASAC-FAPES

Réforme des retraites, le retour

16 Juillet 2020
"La réforme des retraites est-elle à mettre à la poubelle ? Non. Ce serait une erreur", a confié Emmanuel Macron aux quotidiens régionaux, en insistant sur le fait "qu'il n’y aura pas d'abandon d'une réforme des retraites".

Le Chef de l'État rebondit sur les conséquences de la crise sanitaire pour défendre le caractère juste du système universel de retraite en évoquant les emplois précaires. "Nous avons tous vu durant cette crise ce qu'on appelle la deuxième ligne, les livreurs, les caissières… Toute cette France-là est la France perdante du système de retraite actuel. C'est celle qui gagne dans le système de retraite universelle par points, celle des petites carrières et des carrières fracturées", explique-t-il.

Est-il prêt à en modifier des aspects ? « La réforme ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de crise, mais la question du nombre d'années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée". Sur la question du maintien ou non de l'âge pivot à 64 ans, Emmanuel Macron répond seulement : "je suis ouvert à ce que (la réforme) soit transformée". À ce titre, il va demander au gouvernement de réengager rapidement une concertation en profondeur avec les partenaires sociaux, dès l’été, sur la question générale des équilibres financiers. "Il faut que tout cela soit mis sur la table", défend-t-il.

Déblocage exceptionnelle de l'épargne retraite pour les TNS

26 Juin 2020
Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Un dispositif exceptionnel a été mis en place pour les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020. Elle sont prises en compte dans la durée d'assurance permettant le calcul des pensions de retraite du régime général d'assurance vieillesse et de celui des salariés agricoles. La mesure, inscrite dans une nouvelle relative à diverses dispositions liées à la crise sanitaire publié ce jeudi au Journal officiel et applicable aux pensions liquidées prenant effet à compter du 12 mars 2020, doit être précisée par décret.

Retraite : comment vont être prises en compte les périodes de chômage partiel ?

26 Juin 2020
Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Un dispositif exceptionnel a été mis en place pour les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020. Elle sont prises en compte dans la durée d'assurance permettant le calcul des pensions de retraite du régime général d'assurance vieillesse et de celui des salariés agricoles. La mesure, inscrite dans une nouvelle relative à diverses dispositions liées à la crise sanitaire publié ce jeudi au Journal officiel et applicable aux pensions liquidées prenant effet à compter du 12 mars 2020, doit être précisée par décret.

Assurance vie : quelles unités de compte choisir en fonction de votre profil d'épargnant ?

22 Juin 2020
Dans quelles unités de compte investir l'épargne de votre assurance vie ? Le choix dépend en partie de votre sensibilité au risque, et donc de votre profil d’épargnant.

Dans quelles unités de compte investir l'épargne de votre assurance vie ? Le choix dépend en partie de votre sensibilité au risque, et donc de votre profil d’épargnant.


Votre profil d’épargnant

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour déterminer votre profil. Ils tiennent de votre appétence au risque, de votre horizon de placement, de votre âge, ou encore de votre situation patrimoniale. Votre stratégie d’épargne doit donc vous permettre d'atteindre vos objectifs de placement tout en respectant votre tolérance au risque.

On distingue généralement 3 profils d’épargnants :

  1.     Le profil prudent

Vous acceptez le risque, certes, mais à dose très limitée. Vous pourrez donc investir 70 % de votre épargne sur le fonds en euros. Le reste sera investi prioritairement sur le marché obligataire, peu risqué, puis vers des fonds diversifiés, de l’immobilier, (SCPI) stable par définition, pour aller enfin vers des fonds actions, pas trop volatils si possible, mais rémunérateurs.

       2.    Le profil équilibré

 Vous voulez de la performance mais sans trop de risque. Investissez 40 à 60 % sur le fonds en euros, et jouez la diversification orientée vers la performance : des obligations, des fonds diversifiés, de l’immobilier et des fonds actions européens et américains, avec une approche prudente des marchés d’actions sur certains marchés émergents.

       3.    Le profil dynamique

 Vous n’aimeriez pas perdre, mais vous attendez beaucoup de votre argent et vous pensez que le potentiel existe. Placez 30 à 40 % sur le fonds en euros (voire moins), et  investissez sur des fonds diversifiés, des fonds obligataires, de l’immobilier, pour équilibrer le portefeuille, puis privilégiez les marchés d’actions, françaises, européennes, américaines et des pays émergents, en vérifiant les performances passées pour éviter les fonds aux volatilités trop importantes.

Une recherche active

Ces quelques directions sont des indications basiques. Si vous désirez effectivement choisir vous-même les unités de compte sur lesquelles sera investie votre épargne, vous devrez vous informer de la conjoncture générale et de celle des différents marchés, ainsi que des performances des fonds sur plusieurs années. Puis effectuer la synthèse de toutes ces informations.

Une solution simple : la gestion pilotée avec ASAC-FAPES

C’est une solution efficace et confortable pour investir son épargne à long terme, la dynamiser en s’exposant plus ou moins aux marhés financiers. Vous pouvez choisir la gestion pilotée avec le contrat ERMG Evolution d'ASAC-FAPES : vos investissements seront gérés par des professionnels en fonction de vos choix et de vos caractéristiques d’épargnant : votre âge, les sommes investies, votre connaissance des marchés, vos convictions, etc.

 

Retraite : l'Allocation équivalent retraite est revalorisée

10 Juin 2020
L’AER est destinée aux demandeurs d’emploi n’ayant pas atteint l’âge de la retraite mais justifiant des trimestres requis pour avoir une retraite à taux plein.

L’AER est destinée aux demandeurs d’emploi n’ayant pas atteint l’âge de la retraite mais justifiant des trimestres requis pour avoir une retraite à taux plein.

Supprimée en 2011, l’AER continue d’être versée aux personnes dont les droits à cette prestation ont été ouverts avant le 1er janvier 2011, et ce, jusqu’à l’expiration de leurs droits. Versé par le Pôle emploi, le montant de l’Allocation équivalent retraite (AER) est revalorisé de 0,9 %, passant à 36,50 € par jour depuis le 1er avril 2020, contre 36,17 € l’an dernier Le montant de cette aide dépend des ressources du demandeur et de son conjoint, partenaire pacsé ou concubin.

Toutes les ressources soumises à impôt sur le revenu sont prises en compte, à l’exception des allocations chômage ou de solidarité (ASS, RSA), des prestations familiales, de l’allocation logement et des rémunérations de stage et les revenus d’activité perçus au cours des 12 mois précédant la demande.