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Mis à jour : il y a 33 min 32 sec

Déblocage exceptionnelle de l'épargne retraite pour les TNS

26 Juin 2020
Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Un dispositif exceptionnel a été mis en place pour les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020. Elle sont prises en compte dans la durée d'assurance permettant le calcul des pensions de retraite du régime général d'assurance vieillesse et de celui des salariés agricoles. La mesure, inscrite dans une nouvelle relative à diverses dispositions liées à la crise sanitaire publié ce jeudi au Journal officiel et applicable aux pensions liquidées prenant effet à compter du 12 mars 2020, doit être précisée par décret.

Retraite : comment vont être prises en compte les périodes de chômage partiel ?

26 Juin 2020
Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Comment seront comptés les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 ?

Un dispositif exceptionnel a été mis en place pour les périodes indemnisées d'activité partielle comprises entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020. Elle sont prises en compte dans la durée d'assurance permettant le calcul des pensions de retraite du régime général d'assurance vieillesse et de celui des salariés agricoles. La mesure, inscrite dans une nouvelle relative à diverses dispositions liées à la crise sanitaire publié ce jeudi au Journal officiel et applicable aux pensions liquidées prenant effet à compter du 12 mars 2020, doit être précisée par décret.

Assurance vie : quelles unités de compte choisir en fonction de votre profil d'épargnant ?

22 Juin 2020
Dans quelles unités de compte investir l'épargne de votre assurance vie ? Le choix dépend en partie de votre sensibilité au risque, et donc de votre profil d’épargnant.

Dans quelles unités de compte investir l'épargne de votre assurance vie ? Le choix dépend en partie de votre sensibilité au risque, et donc de votre profil d’épargnant.


Votre profil d’épargnant

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour déterminer votre profil. Ils tiennent de votre appétence au risque, de votre horizon de placement, de votre âge, ou encore de votre situation patrimoniale. Votre stratégie d’épargne doit donc vous permettre d'atteindre vos objectifs de placement tout en respectant votre tolérance au risque.

On distingue généralement 3 profils d’épargnants :

  1.     Le profil prudent

Vous acceptez le risque, certes, mais à dose très limitée. Vous pourrez donc investir 70 % de votre épargne sur le fonds en euros. Le reste sera investi prioritairement sur le marché obligataire, peu risqué, puis vers des fonds diversifiés, de l’immobilier, (SCPI) stable par définition, pour aller enfin vers des fonds actions, pas trop volatils si possible, mais rémunérateurs.

       2.    Le profil équilibré

 Vous voulez de la performance mais sans trop de risque. Investissez 40 à 60 % sur le fonds en euros, et jouez la diversification orientée vers la performance : des obligations, des fonds diversifiés, de l’immobilier et des fonds actions européens et américains, avec une approche prudente des marchés d’actions sur certains marchés émergents.

       3.    Le profil dynamique

 Vous n’aimeriez pas perdre, mais vous attendez beaucoup de votre argent et vous pensez que le potentiel existe. Placez 30 à 40 % sur le fonds en euros (voire moins), et  investissez sur des fonds diversifiés, des fonds obligataires, de l’immobilier, pour équilibrer le portefeuille, puis privilégiez les marchés d’actions, françaises, européennes, américaines et des pays émergents, en vérifiant les performances passées pour éviter les fonds aux volatilités trop importantes.

Une recherche active

Ces quelques directions sont des indications basiques. Si vous désirez effectivement choisir vous-même les unités de compte sur lesquelles sera investie votre épargne, vous devrez vous informer de la conjoncture générale et de celle des différents marchés, ainsi que des performances des fonds sur plusieurs années. Puis effectuer la synthèse de toutes ces informations.

Une solution simple : la gestion pilotée avec ASAC-FAPES

C’est une solution efficace et confortable pour investir son épargne à long terme, la dynamiser en s’exposant plus ou moins aux marhés financiers. Vous pouvez choisir la gestion pilotée avec le contrat ERMG Evolution d'ASAC-FAPES : vos investissements seront gérés par des professionnels en fonction de vos choix et de vos caractéristiques d’épargnant : votre âge, les sommes investies, votre connaissance des marchés, vos convictions, etc.

 

Retraite : l'Allocation équivalent retraite est revalorisée

10 Juin 2020
L’AER est destinée aux demandeurs d’emploi n’ayant pas atteint l’âge de la retraite mais justifiant des trimestres requis pour avoir une retraite à taux plein.

L’AER est destinée aux demandeurs d’emploi n’ayant pas atteint l’âge de la retraite mais justifiant des trimestres requis pour avoir une retraite à taux plein.

Supprimée en 2011, l’AER continue d’être versée aux personnes dont les droits à cette prestation ont été ouverts avant le 1er janvier 2011, et ce, jusqu’à l’expiration de leurs droits. Versé par le Pôle emploi, le montant de l’Allocation équivalent retraite (AER) est revalorisé de 0,9 %, passant à 36,50 € par jour depuis le 1er avril 2020, contre 36,17 € l’an dernier Le montant de cette aide dépend des ressources du demandeur et de son conjoint, partenaire pacsé ou concubin.

Toutes les ressources soumises à impôt sur le revenu sont prises en compte, à l’exception des allocations chômage ou de solidarité (ASS, RSA), des prestations familiales, de l’allocation logement et des rémunérations de stage et les revenus d’activité perçus au cours des 12 mois précédant la demande.

Immobilier : Le retour des Français à la campagne

5 Juin 2020
Effet secondaire du coronavirus, les Français rêvent… d'une maison de campagne. Quel budget prévoir ? Comment le financer ? Éléments de réponse.

Effet secondaire du coronavirus, les Français rêvent… d'une maison de campagne. Quel budget prévoir ? Comment le financer ? Éléments de réponse.

À peine quelques jours après le début du déconfinement, les téléphones des agences de Sotheby's International Realty France - Monaco ne cessent de sonner. "Sur le marché de l'immobilier de luxe, les acheteurs et les vendeurs sont de retour" assure Alexander Kraft, P.-D.G. du groupe d'agences spécialisées dans le luxe. Côté acheteurs, "nous constatons une demande continue pour les biens de qualité et spécialement pour des résidences avec des espaces extérieurs”, explique Alexander Kraft.

Même son de cloche chez Cimalpes, un réseau d'agences immobilières spécialisées dans les stations de luxe comme Courchevel, Méribel ou Val D'Isère. "Le déconfinement progressif stimule le redémarrage des visites et des déménagements". Selon Cimalpes, plusieurs marchés vont se développer rapidement : un premier marché d’opportunités avec des acquéreurs souhaitant faire des coups et des vendeurs prêts à faire des concessions ; un second plus attentiste (avec des propriétaires convaincus que la demande reviendra avant la prochaine saison) et prédominant puisque l’immobilier restera une valeur refuge et que les taux d’intérêt demeureront incitatifs en dépit des augmentations attendues - entre 0.15 et 0.25 %".

Mais il n'y a pas que le marché des résidences secondaires de luxe qui devrait être boosté par le déconfinement. Selon une étude réalisée par YouGov pour Meilleurs Agents, leader de l’estimation immobilière en ligne, près de 3 Français sur 4 ont ou aimeraient avoir une maison de campagne pour pouvoir se détendre, se ressourcer (67 %) et être proche de la nature (62 %). Petite nouveauté post-covid 19, ils aimeraient qu'elle soit à moins de 100 km de chez eux, afin de pouvoir s’y rendre régulièrement et… en cas de reconfinement.

" Pour profiter de moments conviviaux à la campagne, l’accessibilité du lieu est quant à lui primordial. 41 % des Français projettent de s’y rendre tous les week-ends ou presque. La proximité avec leur résidence principale est donc essentielle. 46 % des Français souhaitent donc que leur maison de campagne soit située à moins de 100 kilomètres de leur domicile et 16 % à moins de 150 km", expliquent les auteurs de l'étude.

Côté budget, les Français sont prêts à débourser 170 000 euros en moyenne pour acquérir leur paradis.

Que pourraient-ils avoir pour ce prix ? Selon Meilleurs Agents, "près de Paris, nous avons identifié Le Perche avec le village de Luigny par exemple, Le Gâtinais avec le village médiéval de Yèvre-la-ville, ou encore La Roche Guyon, l’un des plus beaux villages de France se trouvant dans le Vexin".

Les Parisiens peuvent par exemple s’offrir une maison de 76 m2 avec un jardin à La Roche-Guyon pour 171 000 euros.

Pour les Bordelais, direction les Landes avec le village de Mano, au coeur de la forêt, ou encore Allons où ils peuvent s’acheter une maison de 160 m2 avec un grand jardin juxtaposant la forêt pour 165 000 euros. Le Périgord avec ses nombreux villages comme Bourrou est une région qui peut aussi séduire.

Près de Lyon, les zones du Vercors, du Livardois ou le Charolais / Beaujolais, rassemblent de nombreux villages attractifs comme Montmirail, Le Brugeron ou Saint-Clément-sur-Guye. A Montmirail, les Lyonnais peuvent s’acheter une maison de 98 m2 avec un beau jardin et piscine pour 164 000 euros.

Non loin  de Toulouse, où à proximité, il y a de nombreux villages reconnus comme plus beaux de France comme Saint-Géry-Vers dans Le Quercy, le village de Camon dans l’Ariège ou encore Siron proche de Minerve dans le Haut Languedoc restent accessibles. Par exemple, à Camon, on peut s’offrir une maison de 103 m2 avec piscine et jardin pour 156 000 euros.

Mais attention, au-delà des coûts d’achat, il est essentiel de bien anticiper les dépenses annuelles liées à la possession et à l’entretien de la maison. Meilleurs Agents conseillent de les calculer en amont pour éviter les mauvaises surprises, à savoir le montant de la taxe d’habitation (comptez autour de 800 euros en moyenne pour ceux qui ne bénéficient pas de l'exonération), celui de l’impôt foncier variable en fonction des régions (1 250 euros en moyenne) et de prévoir une réserve d’argent dédiée aux frais d’entretien ou d'aménagement, notamment pour les 27 % de Français qui voudraient une piscine.

Le vrai montant de votre pension retraite

5 Juin 2020
France Stratégie a publié une étude selon laquelle un retraité perçoit tout au long de sa retraite en moyenne 447 000 euros de pension retraite.

 

France Stratégie a publié une étude selon laquelle un retraité perçoit tout au long de sa retraite en moyenne 447 000 euros de pension retraite.

Ce capital retraite est supérieur de 56% au patrimoine privé moyen des Français au moment de la liquidation de la retraite. Le système de retraites publiques, dont le flux annuel de retraites versées, représente près de 14 % de la richesse nationale. En fin de vie active, les ménages ont accumulé du patrimoine privé (mobilier, immobilier et professionnel) et des droits à la retraite que l'on peut assimiler à un capital versé sous forme de rente. La valeur de ce capital retraite correspond à la somme actualisée en début de retraite des pensions effectivement perçues par un individu sur une durée correspondant à son espérance de vie.

En moyenne, un individu des générations 1952-1967 a une espérance de vie à la retraite de 23,6 ans, pour un départ à la retraite en moyenne à 61,6. Il percevra une rente annuelle moyenne (en tenant compte de la réversion) de 18 900 euros jusqu'à sa mort.

Ainsi, le patrimoine retraite des individus âgés de 50 à 65 ans en 2017 équivaut à 447 000 euros en moyenne au moment du départ en retraite. 

Les femmes reçoivent en moyenne annuellement 18 000 euros jusqu'à leur mort, contre 20 100 euros pour les hommes. Cependant, leur espérance de vie est plus élevée que celle des hommes : elles perçoivent donc leur pension retraite plus longtemps. Par ailleurs, elles sont plus souvent qu'eux bénéficiaires d'une pension de réversion (au décès de leur conjoint). Résultat, le patrimoine retraite des femmes est supérieur de près de 7% en moyenne à celui des hommes.

 

Exonération fiscale pour les aidants

5 Juin 2020
Une instruction fiscale vient préciser l’exonération d'impôt sur le revenu pour les aidants.

Une instruction fiscale vient préciser l’exonération d'impôt sur le revenu pour les aidants.

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 a instauré une exonération d’impôt sur le revenu des sommes perçues à titre de dédommagement par ceux qui assistent un proche en état de dépendance à titre non professionnel. Cette exemption s’applique aux montants perçus depuis le 1er janvier 2019.En revanche, les revenus tirés d’un emploi auprès d’une personne en état de dépendance demeurent imposables, selon les règles de droit commun des traitements et salaires.

La Rente Survie

18 Mai 2020
La rente survie peut-elle constituer une solution répondant à la préoccupation des parents souhaitant pérenniser le soutien financier qu’ils apportent à leur enfant en situation de handicap ?

La rente survie peut-elle constituer une solution répondant à la préoccupation des parents souhaitant pérenniser le soutien financier qu’ils apportent à leur enfant en situation de handicap ?

La réponse est assurément positive. En effet, le contrat de rente survie a été conçu et bénéficie d’un ensemble de dispositions qui le rend assimilable au soutien financier que les parents apportent de manière informelle à leur enfant.

L’objectif sur ce dernier point étant de permettre de combiner cette rente à vie et les dispositifs d’allocations et d’aide sociale.

Ceci étant précisé, quels sont les avantages de ce contrat ? En quoi apporte t-il une réponse efficace aux contraintes pesant sur la gestion du patrimoine de la personne handicapée ?

 

I/ Une fiscalité plus favorable

 

La rente survie et l’impôt sur le revenu

 

Le contrat de rente de survie est avantageux à deux niveaux :

 

Pendant la période de constitution le versement des primes ouvre au bénéfice du parent, qui est l’assuré, le droit à une réduction d’impôt qui est calculée sur un plafond maximum de 1.525 € + 300 € par enfant à charge. C’est sur ce plafond maximum qu’est appliquée la réduction de 25 %. 

Exemples :

  • Pour l’assuré avec un enfant à charge : 1.525 € + 300 € = 1.825 € x 0,25 la réduction d’impôt sera de 456,25 €.

  • Si l’assuré à trois enfants à charge : 1.525 € + (300 € X 3) = 2.425 € x 0,25, la réduction d’impôt sera de 606,25 €.  

Lorsque la rente est versée à l’enfant (au décès du parent assuré), seule une partie de celle ci sera déclarée au titre de l’impôt sur le revenu :

 

Imposition de la rente viagère issue du contrat de rente survie

Age du crédirentier au dénouement

Fraction de la rente

soumise à l’impôt sur le revenu

40 ans

70%

50 ans 

50%

60  ans

40%

70  ans

30%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exemple : Le crédirentier reçoit à 43 ans ses premiers arrérages, soit par exemple 3000 €, il devra lors de sa déclaration à l’Impôt sur le revenu inscrire dans la rubrique rente constituée à titre onéreux :

3.000 X 70% = 2.100 €

Ce pourcentage est fixé définitivement et ne change pas en fonction de l’avancée en âge du crédirentier.

A noter : même si la personne handicapée n’est pas imposable, les prélèvements sociaux seront dus.

 

II/ Un régime d’aide sociale avantageux

 

La rente survie, quel que soit le montant de la rente versée à la personne handicapée, est, exclue de l’assiette des ressources prises en compte pour le calcul des allocations versées par la C.A.F., il en est de même pour la prestation de compensation servie par l’Aide Sociale du département.

La rente survie permet donc, de créer des revenus qui répondent aux contraintes que constituent la nature des ressources de la personne handicapée et l’intervention de l’aide sociale.

 

III/ une ressource pérenne, simple à gérer et dont la source est hors du patrimoine du crédirentier

 

Ce contrat permet dans une certaine mesure de répondre à l’éventuelle difficulté liée à l’incapacité pour certaines personnes en situation de handicap de gérer leurs biens.

Ainsi, la rente viagère versée en exécution du contrat de rente survie permet de constituer une ressource qui est pérenne, qui est simple à gérer et dont la source est hors du patrimoine de la personne handicapée.

La ressource est pérenne car son versement n’est soumis à aucun aléa (à la différence d’un loyer) elle est garantie par l’assureur.

La ressource est simple à gérer. La rente est versée sur le compte de la personne handicapée, son origine est très clairement identifiée, c’est l’assureur, le montant de la rente est déterminé, la périodicité des versements est connue, les informations sont faciles à obtenir auprès de l’assureur (ou de l’intermédiaire) et enfin la source est hors du patrimoine de la personne handicapée.

Le parent en souscrivant une rente survie, a la certitude que son proche bénéficiera sa vie durant de la rente qu’il lui a constituée.

 

Quelle stratégie dans un contexte de marchés baissiers ?

12 Mai 2020
Dans un contexte de crise financière les détenteurs de contrats d’assurance-vie se demandent de quelle manière ils doivent réagir. En effet, lorsque les marchés subissent de fortes baisses les investisseurs s’interrogent sur la meilleure stratégie à adopter pour les unités de comptes détenues, mais aussi pour celles à éventuellement acheter.

Dans un contexte de crise financière les détenteurs de contrats d’assurance-vie se demandent de quelle manière ils doivent réagir. En effet, lorsque les marchés subissent de fortes baisses les investisseurs s’interrogent sur la meilleure stratégie à adopter pour les unités de comptes détenues, mais aussi pour celles à éventuellement acheter.

Avant d’investir, limiter les pertes

Dans les phases de marchés baissiers, les investisseurs ont tendance à s’inquiéter et à vouloir vendre pour sécuriser une partie de leur capital. C’est le cas lorsqu’ils investissent en direct en actions comme de l’investissement en Unités de Compte (UC). Ces dernières, composées d’OPCVM (Organismes de Placements Collectifs en Valeur Mobilières) doivent pouvoir à tout moment répondre à un afflux de rachats de parts. Si vous souhaitez vendre, il est important d’avoir choisi des unités de compte ayant une certaine taille pour assurer la liquidité des produits. Toutefois, le plus souvent, lorsqu’on n’a pas besoin d’argent, il n’est pas recommandé de vendre dans un contexte baissier. Il est plutôt conseiller d’attendre les rebonds à plus long terme.

À savoir

Les détenteurs de contrats d’assurance-vie peuvent prévoir un mécanisme de « stop-loss ». Cette technique permet de déclencher automatiquement la vente de parts d’unités de compte, si la baisse atteint un seuil prédéterminé. Cela permet de limiter les pertes tout en sécurisant une partie du portefeuille, puisque le résultat de la vente est alors automatiquement placé sur le fonds en euros.

Investir en profitant des prix bas et en diversifiant

Dans les périodes agitées, il est possible d’investir dans de nouvelles unités de compte ou de renforcer ses positions. Vous devez alors choisir les secteurs les moins touchés par la crise. Dans un contexte de crise sanitaire comme celle du COVID-19, les secteurs de la pharmacie ou de la biotechnologie paraissent ainsi à privilégier. Il en est de même des secteurs de la grande consommation et des jeux vidéo qu’il s’agisse des plateformes ou des éditeurs de logiciels.

Indépendamment des périodes de crise mais encore plus dans ces conditions, il est recommandé d’investir régulièrement en mettant en place, par exemple, des versements programmés. Cela permet d’acheter des valeurs à moindre coûts tout en multipliant la diversité des titres en portefeuille. Cela permet aussi de lisser le coût de revient, c’est-à-dire le prix moyen d’acquisition des unités de compte et de limiter la volatilité. Cependant, ayez toujours à l’esprit LA règle d’or de l’investissement : diversifiez votre portefeuille, d’un point de vue sectoriel et géographique.

Privilégier certaines classes d’actifs

De manière générale, l’immobilier résiste traditionnellement mieux aux sursauts économiques. Il est donc possible de choisir dans son contrat d’assurance-vie des unités de compte immobilières. Ces dernières investissent dans des SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) ou des OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) et permettent de bénéficier de la tenue du marché immobilier. Cela assure une bonne diversification de son portefeuille.

Il est aussi possible de choisir un produit structuré. Ce type de fonds permet de coupler un actif financier avec un indice sous-jacent. Cela offre la possibilité de limiter la baisse par des outils spécifiques tout en bénéficiant de la remontée des marchés. Cela permet surtout, dans la plupart des cas, de garantir une partie du capital de départ. Ce peut être un bon compromis dans une période d’incertitude économique.

Pourquoi les Français reviennent en bourse ?

12 Mai 2020
A la suite des forts mouvements de marchés observés courant mars dans le cadre de la crise créée par la pandémie liée au Covid-19, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a étudié le comportement des investisseurs particuliers sur les marchés actions.

Grâce au reporting des transactions issu de la directive MIF2, il est possible d’étudier le comportement des clients particuliers des établissements français sur la période. Une note de l’Autorité des marchés financiers (AMF) détaille les volumes traités par les particuliers pendant les 6 semaines de forte volatilité des marchés observée en février et mars. On apprend ainsi que les achats d’actions françaises par des particuliers ont été multipliés par 4 au mois de mars 2020, dans un volume global multiplié par trois.

La tendance en 2019 était au désinvestissement (-115 millions d’euros par semaine en moyenne, soit 5,9 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année), même si l’introduction de la FDJ en bourse avait amené de nombreux nouveaux investisseurs en actions (environ 340 000 investisseurs n’ayant effectué aucune transaction sur instrument financier depuis le 1er janvier 2018).

En 5 semaines pendant la crise du Covid-19 (semaines 10 à 14 de 2020), un solde positif de l’ordre de 3,5 milliards d’euros a été investi par des particuliers dans les actions du SBF120. En 2 ans, sur les années 2018 et 2019, 1 100 000 clients particuliers ont acheté des actions du SBF120. (sur ces deux ans, si on enlève la semaine de l’introduction FDJ, 750 000 clients particuliers avaient acheté des actions).

En 6 semaines, entre le 24 février et le 3 avril, 580 000 clients particuliers ont acheté des actions du SBF120. Parmi ceux-ci, on compte plus de 150 000 clients particuliers n’ayant effectué aucune transaction en direct sur instrument financier en 2018 et 2019.

Ces « nouveaux » investisseurs présents majoritairement entre le 9 et le 27 mars ont donc représenté 27% des particuliers acheteurs d’actions. Ils ont également représenté jusqu’à 20% des montants investis en actions par des particuliers .

Ces nouveaux clients ont entre 10 et 15 ans de moins que les investisseurs habituels sur actions françaises. Ils ont investi des montants plus réduits que les investisseurs habituels (ce qui est cohérent avec les volumes habituellement traités en fonction de l’âge des investisseurs).

Cette tendance est globale pour tous les établissements. Pour les courtiers en ligne, dont la clientèle habituelle est sensiblement plus jeune que celle des autres établissements, ces nouveaux investisseurs représentent près de 20% de leur clientèle 2018-2019 et ont moins de 40 ans en moyenne.

Crise sanitaire : changement dans les habitudes de consommation des Français

12 Mai 2020
Si certains secteurs subissent de plein fouet les effets de la crise sanitaire, d'autres tirent leur épingle du jeu, à l'instar des commerces de proximité. Une montée aussi brutale que la chute !

Les fermetures règlementaires de magasins et la limitation des déplacements ont transformé le quotidien et les modes de consommation. Les data scientists de la fintech CDLK ont analysé des millions de données anonymisées de paiements par carte bancaire transitant sur la plateforme Big Data PDMP (Payment Data Management Platform), afin de comparer l'évolution des dépenses des Français avant et pendant le confinement.

Si les 6 mois précédant le début du confinement confirment une consommation régulière, avec les 2 pics traditionnels de fin d'année à l'occasion du Black Friday et de Noël, l'observation de la période actuelle fait ressortir des résultats très hétérogènes selon les secteurs. « Dès le basculement dans le confinement, le pic de consommation observé est aussitôt suivi d'une chute globale des dépenses, atteignant son point le plus bas fin mars avec un indice divisé par 2 par rapport au 1er mars. À partir du 27 mars, on observe une remontée de l'index global de dépenses de +10 %, mais ces résultats restent à nuancer selon les secteurs », précise Benoît Gruet, CEO de CDLK.

Les commerces de proximité ont le vent en poupe

La séquence liée au Covid-19 a largement « profité » aux secteurs dits essentiels tels que l'alimentation. L'incertitude des semaines à venir a boosté la consommation des produits de première nécessité créant mécaniquement une pénurie sur certains d'entre eux.

Tout au long du confinement, le niveau global des dépenses est resté soutenu dans les supérettes, les supermarchés et les hypermarchés avec un pic de +40 % (vs le 1er mars 2020) enregistré lors de la bascule dans le confinement.

Une tendance qui se confirme dans le temps, avec des supérettes qui continuent de faire jeu égal avec les grandes surfaces, pour se stabiliser autour de +10 % (versus le niveau d'avant le confinement).

L'étude souligne également l'impact positif des fêtes de Pâques qui ont particulièrement profité aux boucheries-charcuteries, ainsi qu'aux boulangeries-pâtisseries. Ces derniers connaissent alors un niveau d'activité supérieur à la normale (+30 %), pour décliner aussitôt après Pâques autour de 70 % de leur niveau d'avant confinement.

Après une forte chute (-55 %), les dépenses dans les poissonneries retrouvent peu ou prou leur niveau d'avant à partir de la mi-avril. « Nous avons noté une surprenante résilience des enseignes de vente spécialisées en vins et autres boissons qui nous rappelle, si besoin était, que nous sommes bien en France !

Après une baisse très significative au début du confinement, elles opèrent depuis fin mars une lente remontée pour atteindre un volume de 60 % par rapport à la normale », analyse Benoît Gruet.

Confinés, les Français prennent soin de leur « Home Sweet Home »

À l'exception des objets pour la maison, CDLK observe une remontée constante à partir de fin mars de l'ensemble des dépenses liées aux activités autour de la maison. Les sous-secteurs fleurs & jardin et équipement de la maison notamment dépassent, au 20 avril, leur niveau d'avant confinement et témoignent de l'attention particulière portée par les Français à leurs habitations au cours de cette période.

Une fois dépassé le choc de l'annonce présidentielle, un retour progressif à la normale s'amorce dès la fin du mois de mars. Prendre soin de sa maison, c'est aussi bricoler. Ce secteur regagne ainsi peu à peu son niveau de vente habituel (à 80%) grâce, notamment, à l'adoption progressive des commandes sur Internet et du Pick & Go. Les animaux domestiques eux aussi sont à la fête avec un secteur de l'animalerie qui bondit à l'annonce du confinement (+ 150 %) pour finalement se stabiliser à son niveau habituel dès le 22 mars.

Enfin, favorisée par l'interdiction de déplacement, la vente à distance généraliste poursuit une progression constante avec une augmentation de +15 % des dépenses à la fin du mois de mars avant de retrouver progressivement son niveau d'avant confinement.

Des secteurs entiers plongent dans le rouge

De l'autre côté du spectre, l'étude met en lumière des secteurs plus fortement impactés, voire sinistrés. Ainsi, on observe un quasi-arrêt des dépenses dans les secteurs des cafés, bars et restaurants, dont certains parviennent toutefois à maintenir une légère activité de vente à emporter. On note néanmoins une légère remontée en avril dans la restauration rapide avec un volume d'activité qui se stabilise autour de 20 %.

Le secteur de l'auto est sans surprise aussi frappé de plein fouet par la crise du coronavirus.

Quant aux acteurs du tourisme (hôtellerie, voyagistes...), ils enregistrent même un indice négatif consécutif aux remboursements qu'ils ont dû concéder.

Le secteur beauté et du bien-être est, lui aussi, fortement impacté. Seule la parfumerie-cosmétique parvient à maintenir une activité de 25 à 30 % de son niveau habituel, tandis que les salons de coiffure sont à l'arrêt total et que les enseignes de soins & beauté chutent sous la barre des 20 % d'activité dès le 22 mars, sans jamais vraiment remonter jusque fin avril.

Que restera-t-il des tendances nées avec la crise sanitaire comme par exemple le regain de fréquentation des commerces de proximité ? Il sera intéressant de continuer à les monitorer par la suite et comprendre si elles se renforcent.

Covid-19 : Les nouvelles mesures fiscales qui s'appliquent

11 Mai 2020
Doublement de la prime Macron parmi les multiples mesures annoncées par le ministre de l'économie,

Comment ça marche ?

Les entreprises qui ont déjà versé 1 000 € de prime pourront ajouter 1 000 € si elles le souhaitent. La date limite de versement sera décalée au 31 août. L'entreprise pourra moduler librement le supplément de prime et l'attribuer ainsi à une seule catégorie de salariés. Les entreprises non pourvues d'un accord d'intéressement peuvent également décider d'octroyer une prime exceptionnelle de 1 000 €, exonérée, comme la "prime Macron", de charges sociales et d'impôt sur le revenu.

Crédit d'impôt pour les prestations scolaires à domicile

Les prestations de soutien scolaire et cours réalisées à domicile ouvrent droit à un crédit d'impôt sur le revenu au bénéfice des particuliers employeurs.

Comment ça marche ?

Dans les circonstances particulières de la crise sanitaire actuelle, ces prestations continueront, à titre exceptionnel et temporaire, à ouvrir droit au bénéfice de l’avantage fiscal lorsqu’elles seront amenées à devoir être réalisées à distance pendant la période de confinement.

Le versement des sommes attribuées au titre de l’intéressement et de la participation est repoussée

Les sommes issues de la participation et de l’intéressement doivent normalement être versées aux bénéficiaires ou affectées sur un plan d’épargne salariale ou un compte courant bloqué dans un délai de 5 mois. Ce délai est repoussé.

Comment ça marche ?

Tout retard dans le versement est sanctionné d’un intérêt de retard égal à 1,33 fois le taux moyen de rendement des obligations des sociétés privées (TMO). A titre indicatif, ce taux s’élevait à 0,12 % au 2e semestre 2019. En conséquence, pour les entreprises ayant un exercice comptable correspondant à l’année civile, ces sommes devraient être versées avant le 1er juin 2020. Par dérogation, l’une des ordonnances prises par le gouvernement durant la crise sanitaire reporte à titre exceptionnel la date butoir au 31 décembre 2020.

Des mesures pour les indépendants

Pour accompagner et soutenir les entreprises dans la crise sanitaire que traverse actuellement le pays, l’administration fiscale a annoncé des mesures qui intéressent tout particulièrement les PME et les professionnels indépendants, ainsi que les experts-comptables qui interviennent en leur nom.

Comment ça marche ?

Il est possible de demander le report sans pénalité du règlement de leurs prochaines échéances d'impôts directs (acompte d'impôt sur les sociétés, taxe sur les salaires). Faute d’avoir pu empêcher, auprès de leur banque, le prélèvement SEPA, les entreprises ont également la possibilité d'en demander le remboursement une fois le prélèvement effectif. Pour l’impôt sur le revenu, les travailleurs indépendants peuvent moduler chaque mois (toute intervention avant le 22 du mois est prise en compte pour le mois suivant) à tout moment le taux et les acomptes de prélèvement à la source ou reporter le paiement de leurs acomptes de prélèvement à la source sur leurs revenus professionnels d’un mois sur l’autre jusqu’à trois fois si leurs acomptes sont mensuels, ou d’un trimestre sur l’autre si leurs acomptes sont trimestriels. Les contrats de mensualisation pour le paiement du CFE ou de la taxe foncière peuvent être suspendus dans l’espace professionnel. Le montant restant sera prélevé au solde, sans pénalité.

Crise Financière : Comment trouver des liquidités sans toucher à son patrimoine ni à ses placements ?

11 Mai 2020
Si vous avez un besoin urgent de liquidités pendant cette période d’urgence sanitaire, il existe des techniques de financement peu connues pour récupérer rapidement des liquidités sans toucher à ces placements ni a son patrimoine.

Si vous avez un besoin urgent de liquidités pendant cette période d’urgence sanitaire, il existe des techniques de financement pour récupérer rapidement des liquidités sans toucher à ces placements ni a son patrimoine.

Depuis deux mois, les transactions immobilières sont au point mort. Les banques tournent au ralenti. La plupart des actionnaires sont scotchés en bourse après le krach de la mi-mars. Bref, pour ceux qui ont besoin de liquidités rapidement, la situation est plutôt compliquée. Heureusement, il existe des solutions alternatives qui permettent de trouver des liquidités sans sacrifier son portefeuille bousier ni son bien immobilier.

Demander une avance sur un contrat d’assurance vie

Une avance en assurance vie représente un prêt à durée déterminée accordé par l'assureur. Concrètement, l’assureur vous prête, moyennant intérêt, une partie des fonds investis sur votre contrat. Comme tout prêt il devra être remboursé avant la fin du contrat. Cette avance permet de répondre à un besoin de trésorerie du souscripteur à court ou moyen terme, tout en laissant fructifier l'épargne investie au contrat, sans perte de l'antériorité fiscale du contrat. L’avance, à la différence d’un rachat partiel, évite au contractant de dégager un produit financier, ainsi qu’une taxation sur les « produits » du contrat. Combien peut-on emprunter ? Le montant avancé reste dans la limite de la valeur de rachat de son contrat au moment où la demande est formulée. Dans les faits, les assureurs distinguent deux situations. La première : si le contrat est multisupport et l'épargne entièrement ou majoritairement investie en unités de compte, l'assureur limite le plus souvent le montant de l'avance à 60 % de cette valeur. La seconde : si le contrat est monosupport et ne comporte donc qu'un seul fonds en euros, ou s'il s'agit d'un multisupport dont la majorité de l'épargne est à l'abri sur le fonds en euros du contrat, l'assureur peut prêter au client jusqu'à 80 % de la valeur de rachat.

Opérer un rachat partiel de son assurance vie

Un épargnant peut à tout moment retirer une partie de son épargne placée sur un contrat d’Assurance vie, sans pour autant fermer son contrat et perdre les avantages fiscaux. Il faut dans ce cas effectuer un rachat partiel soit ponctuel, soit programmé. Cette formule de rachat présente plusieurs avantages. Elle ne met pas fin au contrat d'Assurance vie qui continue à voir la revalorisation régulière du capital restant au crédit du contrat après chaque retrait programmé. Le capital restant sur le contrat constitue le capital en cas de décès qui sera versé au bénéfice du ou des bénéficiaires désignés, en continuant à bénéficier de la fiscalité avantageuse de l'Assurance vie (hors succession et en franchise de droits jusqu'à 152 500 euros par bénéficiaire) – alors qu'en cas de rachat total, le capital récupéré intégrerait la succession du souscripteur s'il venait à décéder -. En outre, le souscripteur conserve la faculté de faire de nouveaux versements sur le contrat s'il le souhaite. Bien entendu, ces versements seraient taxés à son décès en fonction de son âge au moment des versements (+ ou – 70 ans).

Demander une avance sur les titres d'un portefeuille boursier

Si vous disposez d’un portefeuille boursier qui a subi de lourdes pertes pendant le krach, vous pouvez opter pour une avance sur titres. Concrètement, il s’agit d’un prêt personnel « in fine ». Pendant la durée du prêt cous ne remboursez que les intérêts. Le solde est à régler, en une seule fois, à l’échéance. En échange de l’argent avancé, la banque exige le nantissement obligatoire d'avoirs financiers (Portefeuille titres, PEA ou Assurance Vie) détenus dans la banque.

Débloquer une partie de son épargne placée sur les contrats Madelin

Bruno Le Maire, a annoncé, mercredi, que les travailleurs indépendants qui le souhaitent seraient autorisés à "débloquer leurs réserves d'épargne retraite sur les fonds Madelin pour compléter leurs revenus face à une circonstance exceptionnelle". La mesure vise à soutenir ceux dont l'activité a fortement été mise à mal par la mesure de confinement.

Faire une vente à réméré

Peu connue, la vente a réméré s'adresse plus particulièrement à des personnes propriétaires d’un bien immobilier ou mobilier (une voiture, un bijou), en situation d’endettement ou ayant des difficultés importantes de trésorerie, qu'elles ne peuvent ou ne veulent pas résoudre en contractant un crédit bancaire classique. Pour un bien immobilier, un réméré est un contrat de vente, établi devant notaire, qui va garantir au vendeur la possibilité de racheter son bien ultérieurement. Il est d’usage de considérer que le montant total des dettes ne doit pas excéder 50 à 60 % de la valeur réelle du bien. Avantage, le vendeur pourra continuer à occuper le bien et devra, dans ce cas, conclure un contrat d’occupation des lieux avec l’acquéreur et lui payer des indemnités d’occupation. Dans un contrat de réméré, on ne parlera pas de bail ni de loyer, mais plus précisément de contrat d’occupation des lieux (ou de convention d’occupation précaire) et d’indemnités d’occupation. La vente à réméré d’un bien mobilier comme une voiture, un bijou ou une œuvre d’art est une alternative au prêt sur gage.

Un prêt sur gage chez Ma tante

Le prêt sur gage est un prêt garanti par le dépôt d'un objet de valeur (bijou, tableau, voiture, etc.). Pour demander un prêt sur gage, vous devez aller avec votre objet dans un établissement du Crédit municipal, surnommé Ma Tante. Après avoir évalué l'objet, l'établissement peut vous proposer un prêt d'un montant compris entre 50 % et 70 % de sa valeur. Le prêt fait l'objet d'un contrat écrit qui précise notamment les intérêts et les frais dus. Si vous ne remboursez pas dans les délais, généralement deux ans, l'objet sera vendu.

Solliciter l’aide de sa famille ou d’amis

Que ce soit sous forme de prêt ou de dons, l’aide familiale est toujours possible. Le prêt familial présente l’avantage de la simplicité : vous décidez de la somme que vous voulez prêter et des modalités de son remboursement. Certaines précautions cependant s’imposent comme la rédaction d’une reconnaissance de dette par acte sous seing privé (ou par acte authentique rédigé par votre notaire) lorsque le prêt dépasse 1 500 euros. Afin de prévenir toutes difficultés au sein de la famille, il semble préférable de prévoir un taux d’intérêt, même si aucune disposition légale ne l’impose. D’autre part, l’enregistrement de l’acte de prêt auprès des impôts lui conférera une valeur juridique. L’acte aura date certaine et sera opposable aux tiers (notamment les proches et l’administration fiscale).

Pour les dons, différentes formules existent comme la donation-partage qui permet de figer la valeur des biens donnés au jour de la donation et ainsi, d’éviter tout conflit familial lors du décès du donateur. Des droits de donation pourront être dus selon le montant donné et l’existence de donations consenties au cours des 15 dernières années. En pratique, lorsqu’une donation intervient au profit d’un enfant, deux abattements peuvent s’appliquer : le premier spécifique au don dit de sommes d’argent d’un montant de 31 865 euros (applicable sous conditions d’âge : le donateur doit avoir moins de 80 ans et le donataire, plus de 18 ans) puis le second, à hauteur de 100 000 euros (sous réserve que ces abattements n’aient pas déjà été utilisés en totalité les 15 dernières années). Au-delà de ces montants, des droits de donation seraient dus selon un barème progressif allant de 5 % à 45 %.

Les Français inquiets pour leur pouvoir d'achat

11 Mai 2020
Les Français auraient plus peur pour leur pouvoir d’achat et l'économie française, pour laquelle ils sont 88 % à se faire du souci, que pour la santé de leur proche (86 %) ou la leur (70 %).

Les Français auraient plus peur pour leur pouvoir d’achat et l'économie française, pour laquelle ils sont 88 % à se faire du souci, que pour la santé de leur proche (86 %) ou la leur (70 %).

C'est ce que révèle le dernier zOOm de l'Observatoire Cetelem intitulé « Coronavirus : d'aujourd'hui au premier jour d'après ». En début de confinement, ils étaient 68 % à craindre pour leur pouvoir d'achat et leur épargne et un actif sur deux à être préoccupé pour son emploi. Pourtant les Français font des économies. Avec l'épidémie de coronavirus, les particuliers ne se déplacent plus ou presque.

De quoi faire a priori économiser sur certains postes budgétaires. Selon les chiffres les plus récents de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), les ménages dépense en moyenne 6 154 euros pour se déplacer. Alors certes, les achats de carburants ont augmenté de 40 % le 16 mars, les Français ayant fait des stocks, comme pour les produits alimentaires. Le surlendemain, la baisse atteignait 70 %. L'indice de congestion du trafic routier était inférieur de 62 % à la moyenne de 2019, contre une baisse de 53 % en Italie et de 31 % en Allemagne.

Les Français prennent aussi moins l'avion que les autres. Entre le 26 mars et le 2 avril, 94 % des vols ont été annulés en moyenne chaque jour dans les trois plus grands aéroports français, contre 78 % outre-Rhin et seulement 20 % en Italie.

Toujours selon l'Insee, les dépenses de restaurants ou d’hôtels représentent 3 000 euros par an et par foyer. Au bout de 30 jours à rester chez soi, un particulier économisera donc près de 250 euros. Un budget qui est, bien sûr, compensé par l'augmentation du budget alimentation (en 2017, il était de 5 300 euros par an). Malgré quelques hausses de prix dues à l'absence de produits alimentaires d'importation, les prix dans les magasins sont stables. Intermarché a bloqué « jusqu’au 15 mai prochain les prix de 10 000 produits de marques nationales ou de marques de distributeur ». À Carrefour, 500 produits de l’opération « prix imbattables » font l’objet d’un gel. Et E.Leclerc a pris la décision de « bloquer les prix de plus de 4 000 produits Marque Repère ». « Même si l’inflation en rayons est quasi nulle, les entreprises de l’alimentation supportent des hausses de coût directement liées à l’augmentation des prix des matières premières, des coûts de maintenance des outils de production ou encore de l’achat des équipements de protection des salariés », prévient l’Ania, qui fédère indirectement près de 18 000 entreprises du secteur. « Ces hausses de coûts, remontées par l’ensemble des industriels, sont comprises entre 3% et 16%. Elles grèvent actuellement la rentabilité des entreprises agroalimentaires », indique encore l’association qui fonde son enquête sur les réponses de 700 entreprises consultées entre le 6 et le 10 avril. Ces chiffres montrent « l’effort national considérable des entreprises de l’alimentation qui permet à la chaîne alimentaire de tenir, tenir mais à quel prix ? », a demandé le président de l’Ania, Richard Girardot, cité dans un communiqué.

Coté dépenses culturelles, l'Insee estime qu’elles représentent 3 100 euros par ménage. Les dépenses de cinéma, concerts et théâtre ne sont pas compensées par les coûts des abonnements des plateformes en ligne de jeux ou de films. Mais depuis le début du confinement, le nombre de comptes joueurs aux jeux d'argent actifs par semaine sur les sites agréés est passé de 300 000 à 500 000, soit une hausse de près de 67 %. Les dépenses sont passées de 5 millions d’euros dépensés chaque semaine à 15 millions d’euros la semaine dernière.

Dans l'habillement et la chaussure, les ménages ont moins stocké et, les commerces physiques étant fermés, les achats se sont effondrés dès le début du confinement de 90 %. De façon générale, les dépenses effectuées dans les magasins ont reculé de 60 % depuis le confinement. Celles sur Internet ont aussi baissé de 20 %. Dans le même temps, les ventes de PC ou de tablettes s'envolent que ce soit pour le télétravail ou occuper les enfants. D’autant plus que les enseignes spécialisés ont maintenu la livraison à domicile malgré la fermeture de leurs magasins.

Enfin, avec le confinement, la facture d’énergie va forcément progresser puisque les particuliers, sauf exceptions, sont cloîtrés chez eux et des millions de salariés qui sont désormais en télétravail forcé. Pour eux, la consommation d’électricité et de gaz va forcément s’alourdir que ce soit pour se chauffer mais aussi en raison d’une utilisation plus intense des appareils électriques comme l’ordinateur et aussi les lampes. Selon l’Insee, la facture moyenne d’électricité était de 960 euros par an pour les Français en 2016.

Au final, selon l'observatoire Cetelem, les trois quarts (75 %) de Français estiment réaliser des économies depuis le début du confinement.

Une étude confortée par celle publié le 17 avril par Kantar qui élargie l’étude sur les consommateurs des pays du G7. Elle constate que « quoique relativement épargnés par rapport aux Italiens et Américains, seuls 31 % des Français constatent un impact de la crise sur leurs revenus personnels. Alors que 72 % des citoyens du G7 estiment que leur revenu personnel a déjà été impacté ou le sera. Les niveaux les plus élevés sont enregistrés en Italie (85 %), Canada (77 %) et aux Etats-Unis (75 %). En France, cette proportion s'élève à 69 % (+3), dont 31 % constatent déjà cette baisse.

En revanche, selon une étude réalisée par Meelo, spécialiste en intelligence artificielle pour la consommation, malgré la diminution de leurs dépenses du fait du confinement, les économies que les Français réalisent ne compensent pas la baisse de leur pouvoir d’achat. 59,4 % des répondants affirment que leur pouvoir d’achat est en baisse à cause de la crise du Covid-19. Pour 28,6 %, la perte de leur pouvoir d’achat se situe entre 100 et 250 euros, pour 22,9 % entre 250 et 500 euros et pour 28,6 % entre 500 et 750 euros.

Depuis le confinement, les comportements d’achat ont évolué, aujourd’hui, et contrairement à la période avant le confinement, les Français privilégient les achats sur internet principalement pour : L’alimentation en majorité (16 %), puis les produits de parapharmacie (14 %) mais privilégient également, les produits pour bébé, les produits d’occasion, les produits de jardinage, les jeux vidéo et de sociétés, les jouets, les abonnements en ligne, les produits de sport, le bricolage… Pour ceux qui ont des emprunts en cours, 64,4 % trouvent difficile d’honorer les remboursements et 30,5 % veulent suspendre et repousser les mensualités pendant plusieurs mois.

Dans le même temps, les Français n'ont jamais autant épargné

"Les encours du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont augmenté de 50% entre mars 2019 et mars 2020 ", a indiqué mercredi 15 avril le ministre de l'Economie Bruno Le Maire devant la commission des finances de l'Assemblée nationale. "En février 2020, le montant total des dépôts sur les livrets A et LDDS était de 1,5 milliard d'euros, ils sont passés en mars à 3,8 milliards d'euros", a-t-il détaillé en déplorant "de voir le taux d'épargne augmenter face aux incertitudes, au détriment du financement de notre économie".

L’Epargne des Français en 2020

11 Mai 2020
Chaque année, le Cercle de l’Épargne et Amphitéa en partenariat avec AG2R LA MONDIALE publient leur enquête annuelle sur l’épargne et la retraite. Cette enquête offre une photographie de l’épargne des Français avant la crise du Coronavirus. Elle ne prend donc pas en compte la chute des marchés financiers et le confinement et ses conséquences économiques.

Avant la crise du COVID-19, les Français avaient l’intention d’épargner davantage par précaution et en premier lieu pour financer leur retraite. Les crises économiques, tout comme les conflits sociaux, entraînent une hausse du taux d’épargne. Ce fut le cas en particulier en 2008. Depuis 2017, la France a connu une série de chocs, « gilets jaunes », grèves liées à la réforme des retraites et crise sanitaire. Le taux d’épargne, avant même cette crise, avait atteint près de 15 % du revenu disponible brut, soit un point de plus qu’en 2017.

Le confinement et l’inquiétude générée par la crise sanitaire et économique devraient provoquer une nouvelle augmentation du taux d’épargne. Cette tendance est renforcée dans un premier temps par l’impossibilité physique de consommer. Cette situation est sans précédent depuis 1945. Il est fort à parier que les dépôts à vue enregistrent une très forte augmentation.

Pour les placements financiers, la sécurité arrivait en tête des priorités (38 % des sondés), devant la liquidité (36 %). La rentabilité n’était mise en avant que par 26 % des sondés. 40 % des femmes plaçaient en un la sécurité tout comme 45 % des moins de 50 ans, 45 % des professions libérales et des cadres supérieurs estimaient la sécurité comme la valeur essentielle d’un placement financier.

La liquidité est privilégiée par les plus de 50 ans dont les retraités ainsi que par les commerçants/artisans (47 %). La crise actuelle devrait conforter cette tendance de fond. Avec la baisse des rendements constatée ces dernières années, une proportion croissante des sondés estime qu’aucun placement n’est rentable. En 2020, c’est le cas de 33 % des sondés, contre 22 % en 2016. Ce taux atteint 45 % chez les plus de 45 ans. Dans l’appréciation de la rentabilité, avant la survenue de la crise du coronavirus, à l’exception des actions, les principales catégories de placements étaient en recul.

L’immobilier arrive toujours en tête mais a perdu 8 points, depuis 2016. Avec la baisse de leur rendement, les fonds euros de l’assurance vie sont en recul (-14 points en 4 ans à 20 %) tout en bénéficiant d’un bon niveau de collecte nette. Les contrats multisupports en unités de compte perdent de leur côté 8 points (14 %). En revanche, 23 % des sondés estiment, en 2020, que les actions figurent parmi les placements les plus rentables (contre 17 % en 2016). Parmi les épargnants qui placent le rendement en priorité numéro 1, les actions arrivent en tête avec 40 % d’avis positifs. Ce classement qui ne se traduit pas dans les actes d’épargne met à la fois en exergue la perplexité des épargnants face à l’évolution à la baisse des rendements et la difficulté qu’ils éprouvent à trouver le bon placement.

Tout en reconnaissant le caractère attractif des actions souligné par les pouvoirs publics, les ménages français étaient, avant la survenue de la crise sanitaire, portés à prendre peu de risques en matière d’épargne. Ils privilégiaient la sécurité et la flexibilité. S’ils estimaient qu’avec l’éventuelle réforme des retraites, ils devaient épargner davantage, leurs choix les amenaient à opter pour les valeurs-refuges, immobilier et assurance vie.

   

Placements : Les arnaques au Covid-19 se multiplient

11 Mai 2020
Valeurs refuges, placements miracles... les autorités de contrôle des marchés appellent le public à la plus grande vigilance face au risque d’escroqueries dans le contexte de l’épidémie de covid‑19 et de repli des marchés financiers.

Valeurs refuges, placements miracles... les autorités de contrôle des marchés appellent le public à la plus grande vigilance face au risque d’escroqueries dans le contexte de l’épidémie de covid‑19 et de repli des marchés financiers.

Dans le cadre de leur activité de veille et de protection, les autorités de surveillance (AMF et APCR) ont constaté que des acteurs peu scrupuleux utilisent des mots-clés liés au virus covid-19 et tiennent des discours commerciaux fallacieux, jouant sur la peur.

Ces offres frauduleuses sont susceptibles de prendre diverses formes, par exemple des propositions de placements présentés comme une valeur refuge au travers de biens tangibles (tels que l’or, les métaux précieux, les grands crus ou whiskys, etc.), de faux produits bancaires ou d’assurance cumulant des caractéristiques très attractives (rendement élevé et absence de risque, rapidité de souscription et absence de vérification du profil de l’emprunteur, etc.), d’appels frauduleux aux dons ou encore d’investissements dans des entreprises, cotées en bourse ou non, supposées tirer profit de l’épidémie et voir leur valorisation augmenter.

L’AMF et l’ACPR invitent à redoubler de vigilance face aux campagnes de démarchage téléphonique, aux courriels frauduleux soi-disant adressés par un tiers de confiance (banque, administration, fournisseur d’énergie, etc.) mais aussi aux bannières publicitaires en ligne renvoyant vers des formulaires à remplir. Les escrocs recourent à ces techniques dans le but de collecter des données personnelles (coordonnées téléphoniques, données de carte ou identifiants bancaires, informations sur les placements actuels et le patrimoine, etc.), qui seront ensuite utilisées dans le cadre de fraudes (achats à distance, usurpations d’identité, etc.) ou à des fins de démarchage agressif ou manipulatoire dans le cas d’arnaques financières.

D’une manière générale, l’AMF et l’ACPR rappellent les précautions à prendre et les règles de vigilance à observer avant tout investissement ou toute souscription, notamment de vérifier systématiquement que l'interlocuteur est autorisé à proposer ce produit en consultant le site internet de l’ORIAS, organisme chargé de tenir le registre des intermédiaires en assurance ou en banque, le registre des agents financiers agréés REGAFI ainsi que les listes d’organismes d’assurance agréés en France et bénéficiant d’un passeport européen ; Consultez les listes noires publiées par les autorités sur le site internet Assurance Banque Épargne Info Service (www.abe-infoservice.fr) et vérifiez que le site ou l’entité proposant le service financier n’y figure pas ; Concernant les placements atypiques dans des biens concrets, ils doivent être impérativement enregistrés par l’AMF, consultez la liste blanche des offres enregistrées.