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Mis à jour : il y a 43 min 35 sec

Le crédit retrouve du souffle

22 Avril 2018
Avec une production de nouveaux crédits à la consommation de près de 3,2 milliards d’euros, l’activité des établissements spécialisés de l’ASF (Association des sociétés financières) continue de progresser en février 2018 : +6 % par rapport à février 2017.

Bien que ralentie, la tendance d’ensemble continue d’être positive : en moyenne sur les trois derniers mois, la production progresse de +2 %, soit un niveau inférieur de -3,3 points par rapport au rythme enregistré en septembre 2017 (+5,3 %). Après un ralentissement au mois de janvier (+4,4 %), les financements d’automobiles neuves
progressent de +14,1 % en février et +8,5 % en moyenne sur les trois derniers mois. Les évolutions restent néanmoins divergentes selon le mode de financement : le développement soutenu des opérations de LOA (2) (+22 % en février et +16,1 % en moyenne sur les trois derniers mois) contraste avec le recul des financements par crédits affectés (-2,8 % en février et -9,5 % sur les trois derniers mois). Après trois mois consécutifs de repli, l’évolution des prêts personnels redevient positive en février 2018 avec une hausse de +7,1 % par rapport à la même période en 2017. Sur les trois derniers mois, la production est en quasi-stagnation (-0,3 %).

Réforme globale de la fiscalité locale

22 Avril 2018
Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a préconisé une "réforme globale de la fiscalité locale ».

Dans un avis adopté le 10 avril, pour sortir de la situation actuelle qui "accentue les inégalités territoriales", le CESE préconise de "mieux répartir les recettes fiscales nationales", et donc d'affecter aux collectivités locales, en fonction de leurs principales compétences, une part des impôts nationaux.
Parmi les pistes possibles, il propose d'attribuer aux régions une part de TVA et une part de la contribution climat énergie (CCE), aux départements une part de CSG, et au bloc intercommunal une part de l'impôt sur le revenu et une part de CCE. Le CESE propose aussi de concentrer les ressources fiscales sur les intercommunalités et les régions, mais ce point n'a pas fait consensus au sein du Conseil.

Quel pays d’Europe taxe le plus l’épargne ?

22 Avril 2018
Le rapport Taxation of Household Savings donne une vue d’ensemble détaillée de la fiscalité de l’épargne dans les 35 pays de l’OCDE et dans 5 pays partenaires clés (Afrique du Sud, Argentine, Bulgarie, Colombie et Lituanie).

Ce rapport constate l’existence de grandes différences d’un pays à l’autre en ce qui concerne le traitement fiscal d’une série d’actifs (tels que les comptes courants, obligations, actions, pensions privées et biens immobiliers), et souligne que certaines décisions d’épargne sont vraisemblablement dictées par les règles fiscales, plutôt que par le rendement avant impôt.
L’analyse de la répartition des actifs à différents niveaux de l’échelle des revenus et du patrimoine montre que les disparités de traitement fiscal de certains produits d’épargne favorisent souvent les contribuables aisés au détriment des plus modestes. Ces derniers, par exemple, conservent généralement une fraction plus importante de leurs avoirs sur des comptes courants assez fortement taxés que les contribuables aisés, qui placent davantage leur épargne dans des fonds d’investissement, des fonds de pension et des actions, souvent soumis à une fiscalité plus faible.
Fort de ces constatations, le rapport expose diverses solutions permettant d’assurer une plus grande neutralité fiscale entre différents supports d’épargne afin de favoriser une croissance plus inclusive. Dans le même temps, il reconnaît que le traitement fiscal préférentiel destiné à encourager l’épargne retraite peut se justifier, dans un contexte de vieillissement démographique et d’accentuation des pressions sur les systèmes de sécurité sociale.
Les auteurs expliquent également que le passage récent à l’échange automatique de renseignements sur les comptes financiers entre administrations fiscales peut donner à certains pays la possibilité d’accroître la progressivité de leurs prélèvements sur l’épargne. Cette évolution inédite de l’environnement fiscal devrait compliquer la donne pour les contribuables qui cherchent à se soustraire à l’impôt en dissimulant des revenus ou des avoirs à l’étranger ; elle offre aux pays qui s’étaient détournés de l’imposition progressive des revenus du capital une occasion unique de réinjecter de la progressivité dans leur système fiscal.

 

L’Espagne plus riche que l’Italie

22 Avril 2018
La crise économique et l'instabilité politique ont ralenti la croissance du PIB par habitant de l’Italie, la quatrième économie européenne, selon le FMI. Du coup, Les Espagnols sont désormais plus riches que les Italiens.

La crise économique et l'instabilité politique ont ralenti la croissance du PIB par habitant de l’Italie, la quatrième économie européenne, selon le FMI. Du coup, Les Espagnols sont désormais plus riches que les Italiens, selon les derniers chiffres du Fonds monétaire international (FMI), qui souligne l'impact du ralentissement économique et de l'impasse politique sur la quatrième économie européenne. En 2017, le PIB par habitant (à parité de pouvoir d'achat) en Espagne a dépassé les 37 000 dollars (30 000 euros), tandis que celui en Italie s’est stabilisé un peu en dessous de 30 000 euros. L'Italie est la seule grande économie mondiale à ne pas avoir retrouvé son niveau d'avant-crise (son PIB est toujours 6 % inférieurs à son niveau d’avant 2007). Dans 5 ans l'économie italienne sera même dépassée par celle de la Slovaquie et la République tchèque. À titre de comparaison, la France est à 32 000 et l’Allemagne à 40 000 euros.

Nouveaux radars sur les routes

22 Avril 2018
À partir de 2019 et jusqu’en 2020, un nouveau dispositif de radars privés sera déployé partout en France métropolitaine. À terme, 383 véhicules radars privés devraient être mis en service.

La circulation de ces véhicules sur les routes de Normandie, avec envoi d’avis de contravention a débuté, d’abord dans l'Eure, puis dans les autres départements normands. Au total, d’ici un mois, 26 voitures radars à conduite externalisée au privé seront affectées à la région Normandie. Les avis de contravention des voitures radars sont gérés par le Centre national de traitement de Rennes.
Cette décision a un double objectif, selon le gouvernement : libérer du temps aux forces de l’ordre pour le consacrer à des tâches « plus qualifiées » comme l’interception au bord des routes en cas d’alcoolémie et de stupéfiants. Et faire respecter les limitations de vitesse en allongeant les plages horaires de circulation de ces véhicules radars sur les routes les plus accidentogènes.

Plus de propriétaire, plus de chômage

22 Avril 2018
Selon une étude de L’Insee, une forte densité de propriétaires dans une région serait associée à des frictions sur le marché du travail accroissant le taux de chômage local. Voici pourquoi.

Si le statut de propriétaire est généralement associé à une meilleure situation sur le marché du travail, une augmentation de la densité de propriétaires au niveau local va pourtant de pair avec une hausse du taux de chômage. Ce paradoxe, mis en évidence dans de nombreux travaux, est examiné ici pour la France, où la propriété s’est considérablement développée depuis cinquante ans. Il peut se comprendre comme la résultante de deux effets. D’une part, les propriétaires sont effectivement moins souvent au chômage que les locataires : une plus forte densité de propriétaires joue dès lors mécaniquement à la baisse sur le taux de chômage. D’autre part, une forte densité de propriétaires peut engendrer des tensions sur le marché du logement : ces tensions sont susceptibles de compliquer la recherche d’emploi des chômeurs, par exemple en limitant leurs opportunités de trouver un logement à proximité des offres d’emploi. Les données des recensements successifs de la population entre 1968 et 2011 permettent d’estimer l’ampleur de ces effets pour la France. Il en ressort que le second effet l’emporte sur le premier : en particulier, une hausse de 10 points de la densité de propriétaires au niveau local serait associée à des frictions sur le marché du travail accroissant d’environ 1,3 point le taux de chômage local. La résultante des deux effets serait néanmoins d’ampleur modérée, à hauteur de 0,6 point sur le chômage local.

Livret A : La nouvelle méthode de calcul avantage-t-elle les épargnants

22 Avril 2018
La rémunération du livret A est bloquée à 0,75 % jusqu’en 2020. À cette date, la méthode de calcul va changer. Les épargnants vont-ils y gagner ?

56 millions de Français possèdent un livret A. En 2017, ce placement a d’ailleurs connu sa meilleure année de collecte nette depuis quatre ans, celle-ci s'établissant à plus de dix milliards d'euros et son encours avoisine les 276 milliards d'euros. Depuis 2008, la règle de calcul du taux a été modifiée à plusieurs reprises, sans jamais faire l'unanimité. La dernière modification, qui datait de novembre 2016, n'a même jamais été appliquée. Avec la nouvelle méthode de calcul des intérêts du livret A, le taux sera fixé comme la moyenne semestrielle du taux d'inflation et des taux à court terme sur le marché interbancaire, avec un arrondi au dixième de point le plus proche.

Actuellement, le résultat obtenu par la formule de calcul est arrondi au quart de point le plus proche. Ainsi, le Livret peut par exemple passer de 0,75 % à 1 %. Après la réforme, l’arrondi se fera au dixième de point le plus proche. Si le calcul donne un résultat de 0,79 %, le taux sera par exemple de 0,8 % (contre un arrondi à 0,75 % avec le système en vigueur).
Avec la formule actuelle, le taux du livret A aurait en théorie dû être révisé au 1er février 2018 en fonction de l’inflation moyenne du second semestre 2017 (0,95 %). Si le gouvernement n’avait pas décidé de déroger à la formule, le taux serait remonté à 1 % (au lieu de rester à 0,75 %).
Avec la nouvelle formule, le taux aurait été voisin de 0,3 %. Avec la nouvelle règle d’arrondi et le seuil prévu par Bercy, le taux du livret A aurait donc été ramené à 0,5 %.

 

Comment gérer les données personnelles dans une TPE ?

22 Avril 2018
Le RGPD entre en application le 25 mai 2018. La CNIL, régulatrice des données personnelles et Bpifrance, partenaire des entreprises propose un guide pratique qui répond aux interrogations des entrepreneurs.

La France compte près de 4 millions d’entreprises dont la grande majorité est des microentreprises. Leurs dirigeants peuvent se sentir assez démunis face à la nouvelle réglementation sur la protection des données. Le guide pratique élaboré par la CNIL et Bpifrance met l’entrepreneur au centre de la mise en œuvre du RGPD et organise de manière simple les actions à mettre en œuvre pour se conformer au règlement européen. Au-delà de cet objectif de conformité, il permet à l’entrepreneur d’organiser la valorisation des données de l’entreprise, au service de son développement.
Les TPE et les PME, pour lesquelles les données personnelles ne sont pas au cœur de l’activité, n’auront à déployer que des moyens limités. En effet, l’unique critère à prendre en compte est le volume ou la sensibilité des données traitées.
Ce règlement ne doit donc pas être uniquement envisagé comme un projet technique ou juridique par l’entreprise car le RGPD offre des nombreuses opportunités aux entreprises qui peuvent ainsi profiter de cette première étape pour sécuriser et protéger l’ensemble de leurs données, et dans une deuxième étape accélérer leur transformation digitale. La sécurisation accrue des données détenues par les entreprises renforce la confiance tant des fournisseurs que des clients. Pas supplémentaire vers la digitalisation, cette nouvelle réglementation, constitue également un levier d’amélioration de la gestion de l’entreprise et son efficacité commerciale. Par ailleurs, en introduisant de nouveaux concepts, le RGPD peut se traduire par la création de services et d’axes de développement nouveaux pour l’entreprise. En ce sens, il peut constituer un projet d’entreprise et être créateur de valeur.

Les fonds à formule peuvent être logés dans un contrat d'assurance vie

16 Avril 2018
Les fonds à formule, indexé sur la performance d’un indice, sont-ils éligibles en tant qu’unité de compte dans un contrat d’assurance vie ?

Le cas traité par la Cour de Cassation concernait un épargnant à la retraite qui avait réalisé un arbitrage en replaçant la totalité de ses avoirs sur un unique support commercialisé par l’assureur comme un produit obligataire non garanti en capital à échéance et dont les actifs concernés sont admis sur le marché officiel de la Bourse de Luxembourg. En un mot : un Fonds à formule. En réaction aux mauvaises performances de ce support, l’intéressé, soutenant qu’il ne pouvait être éligible à l’assurance vie, a assigné l’assureur et le courtier en dommages-intérêts. La Cour de cassation ne l’a pas suivi, estimant que la qualification d’obligation ne suppose pas que le souscripteur bénéficie d’une garantie de remboursement du capital apporté. « Les obligations sont des titres négociables qui, dans une même émission, confèrent les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale » ; qu’une obligation est donc un titre de créance représentatif d’un emprunt et dont le détenteur, outre la perception d’un intérêt, a droit au remboursement du nominal à l’échéance ; que le prospectus commercial du produit litigieux agréé par l’autorité de contrôle luxembourgeoise rappelle, au titre des inconvénients de ce produit, qu’« il n’y a pas de garantie en capital » ; qu’il est établi que le détenteur n’a pas droit au remboursement du nominal de sorte que cette caractéristique essentielle de l’obligation n’étant pas acquise, le produit litigieux ne peut être qualifié d’obligation et n’est donc pas éligible au contrat. La qualification d’obligation n’est pas subordonnée à la garantie de remboursement du nominal du titre.
(Arrêt n° 16-22620 du 23 novembre 2017)

 

Les entrepreneurs ont le moral !

16 Avril 2018
L’Insee note une nouvelle hausse des créations d'entreprises en mars 2018.

La création d'entreprises est toujours bien orientée en France. En mars 2018, le nombre total de créations d'entreprises tous types d'entreprises confondus augmente de nouveau faiblement (+0,5 % après +0,4 % en février, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les immatriculations de micro-entrepreneurs sont en légère hausse (+0,8 %), de même que les créations d'entreprises classiques (+0,4 %).

 

L’impôt à la source va-t-il réduire le pouvoir d’achat ?

16 Avril 2018
Selon le président du Medef Pierre Gattaz le prélèvement à la source pourrait avoir un impact sur le pouvoir d’achat des Français. Info ou Intox ?

En déclarant sur RTL que « l’effet de l'impôt à la source peut être récessif, avec un impact sur la consommation, le pouvoir d’achat », le président du Medef Pierre Gattaz a ouvert le débat.
Le patron des patrons craint un « effet feuille de paie » sur la consommation et des revendications salariales dès le mois de janvier 2019.
Mais la mise en place du prélèvement à la source devrait être globalement neutre sur le pouvoir d’achat des Français, avec quelques effets d'aubaine comme sur l'assurance vie. Pour vanter la « simplicité » et le « pouvoir d’achat », Gérald Darmanin a d’ailleurs rappelé qu’avec le prélèvement à la source, s’il faut tout de même remplir une déclaration de revenus chaque printemps, il en sera fini des « décalages » et « difficultés » pour les personnes qui perdent leur emploi mais doivent débourser une somme chaque mois ou chaque trimestre pour régler un éventuel impôt sur le revenu de l’année précédente. « 98 % des foyers fiscaux voient leurs revenus changer d’une année sur l’autre, a rappelé le ministre. Le décalage d’un an dans le paiement des impôts peut poser des problèmes. » De plus, le prélèvement à la source se fera sur douze mois (contre dix mois pour les contribuables aujourd’hui mensualisés), le montant prélevé chaque mois à partir de 2019 sera, sur le papier, moins élevé que celui prélevé par l’administration fiscale sur le compte bancaire.

 

Assurance-vie : Comment demander une avance de liquidités ?

16 Avril 2018
En cas de besoin de liquidités, faut-il privilégier le rachat partiel de son assurance-vie ou préférer une avance ?

Vous pensez que l’argent investi sur votre contrat d’assurance-vie est bloqué ? Détrompez-vous, votre argent peut être récupéré à tout moment par le biais d’un rachat partiel ou d’une avance. Mais attention, les deux solutions ont des conséquences fiscales bien différentes.
Pour obtenir des liquidités de son contrat d’assurance vie, le retrait ou rachat est le moyen le plus utilisé. Cela permet d’obtenir le versement du capital, soit en totalité par le biais d’un rachat total, soit de façon épisodique par le biais de rachats partiels, soit de façon régulière par le biais de rachats partiels programmés.
Le rachat total met, bien sûr, fin au contrat. L’assureur vous verse alors l’équivalent de la valeur totale du contrat, après prélèvement social et fiscal. En revanche, lors d’un rachat partiel ou de rachats programmés, le contrat se poursuit, minoré des montants retirés, en conservant les avantages fiscaux liés à son antériorité. Conseil : Lorsque le rachat concerne le support en euros, il vaut mieux en faire la demande en début d’année après le versement de la participation aux bénéfices.
Mais en cas de besoin temporaire d'argent, il vaut mieux opter pour une avance. En fait, votre assureur vous prête une partie de l’argent de votre contrat d’assurance-vie moyennant un taux d’intérêt conventionnel, pour une somme comprise entre 60 % et 80 % de l’épargne accumulée sur votre contrat. Le principal avantage d’une avance est qu’elle permet de disposer de fonds sans que l’opération soit considérée comme un retrait. Vous ne touchez pas à l’épargne placée sur votre contrat qui continue à être rémunérée et l’opération est neutre fiscalement. Du coup, la fiscalité des retraits ne vous sera pas appliquée.
Le délai de remboursement maximal est fixé à trois ans, renouvelable une fois. Si au terme, vous n’avez pas remboursé l’avance qui vous a été consentie, l’assureur procédera à un rachat automatique sur votre contrat. Le taux d’intérêt appliqué est déterminé au début de chaque année civile pour l’année en cours. Il est au moins égal au rendement du fonds en euros de l’année précédente majoré d’un à deux points. Comptez entre 3 à 4 %. Le coût réel à votre charge est lui plus faible puisqu’il correspond à la différence entre le coût du crédit et la rémunération de votre épargne.
L’avance s’adressera plutôt au souscripteur d’un contrat ancien ayant généré des gains importants, imposable, et presque certain de pouvoir rembourser rapidement.
Conseil : En période de taux bas, il peut être intéressant de comparer le taux d’une avance à celui d’un prêt à la consommation.
Attention ! Lorsque la clause bénéficiaire du contrat d’assurance vie a été acceptée par le bénéficiaire, le souscripteur ne peut pas demander une avance sur son contrat sans l’accord du bénéficiaire.
N’oubliez pas non plus qu’en cas de décès du souscripteur d’un contrat d’assurance vie, le contrat est dénoué et la valeur de rachat est transmise aux bénéficiaires désignés. Si une avance était en cours sur le contrat, les bénéficiaires perçoivent uniquement la valeur de rachat nette du remboursement de l’avance. Dans l’hypothèse où, compte tenu de la baisse des marchés financiers, la valeur de rachat ne suffit pas à couvrir l’avance, la compagnie d’assurances demandera aux héritiers du souscripteur de lui rembourser les sommes prêtées (montant de l’avance).

 

C’est le moment de remplir sa déclaration d'impôt

16 Avril 2018
Ceux qui ont fait le choix de la déclaration papier seront les premiers à remettre leur copie au fisc. Le document doit être envoyé au plus tard le jeudi 17 mai. Ceux qui préfèrent passer par internet ont un peu plus de temps, mais le calendrier est différent selon le lieu de résidence.

Si vous habitez dans les départements 1 à 19 ou que vous ne résidez pas en France, il vous faudra remplir votre déclaration d'impôt en ligne avant le mardi 22 mai à minuit. Dans les départements 20 à 49 (y compris la Corse), ça pourra attendre le mardi 29 mai à minuit. Les départements 50 à 974/976 disposent du délai le plus important : la déclaration doit être validée avant le mardi 5 juin à minuit. Ces dates sont à prendre au sérieux car en cas de retard, vous vous exposez à une majoration, 10 % si vous revenez spontanément vers l'administration.
A noter que quelle que soit l'importance du patrimoine, l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) doit être déclaré en même temps que l'impôt sur le revenu.
Pour cette première année, tous les contribuables ayant déposé en 2017 une déclaration ISF recevront une déclaration IFI (pour les télédéclarants, la rubrique IFI est automatiquement proposée). Les nouveaux redevables dont le patrimoine immobilier est supérieur ou égal à 1 300 000 € et les personnes qui, pour une raison quelconque, n'ont pas reçu les formulaires nécessaires peuvent télécharger la déclaration sur le site www.impots.gouv.fr.
En cas de déclaration des revenus en ligne, le contribuable doit également y déclarer son IFI et bénéficie ainsi des délais supplémentaires habituels (échelonnés du 22 mai au 5 juin 2018 selon son département de résidence) et de tous les services en ligne associés (estimation immédiate de son IFI, accusé de réception en ligne de sa déclaration, service de correction en ligne...).

 

Ces dispositifs fiscaux coûteux et inefficaces

16 Avril 2018
Pour la Cour des comptes, les aides à l'investissement locatif, Pinel et Scellier, sont coûteuses et inefficaces.

Les réductions d'impôt consenties aux ménages qui achètent un logement en s'engageant à le louer à un loyer maximal pendant quelques années sont à la fois peu efficaces et très coûteuses pour les finances publiques, estime la Cour des Comptes.
Ces réductions d'impôt sur le revenu, consenties aux bailleurs individuels, coûtent de plus en plus chères. Elles sont passées de 606 millions d'euros en 2009 à 1,7 milliard en 2015. De plus elles aident des ménages "dont les revenus sont relativement élevés, et même parfois importants", pointe la Cour. Près de la moitié (45 %) se situait en 2013 dans la tranche d'imposition comprise entre 27 000 euros et 71 000 euros, et près du quart appartenaient aux 2,3 % des foyers imposés disposant de 71 000 à 151 000 euros annuels.
Pour autant, sont-elles efficaces ? Non. Selon les Sages, elles ont à la fois un "impact économique limité" et une "efficacité faible" pour accroître le nombre de logements locatifs accessibles : l'offre ainsi créée ne représente que 10 %, soit une "faible part" de la production totale de logements. Quant à "l'effet modérateur" que ces aides sont censées avoir sur les loyers du privé - car le bailleur a obligation de louer pendant plusieurs années à des prix inférieurs au marché - il n'a pas non plus été mesuré. En comparaison, d'autres dépenses publiques "permettent, à volume égal, d'augmenter plus durablement le parc de logement locatif", pointe la Cour.

 

Que pensent les retraités de leurs pensions ?

9 Avril 2018
Une très large majorité de sondés, retraités compris, estiment que le montant des pensions est insuffisant pour vivre correctement.

L’édition 2018 de l’enquête du Cercle de l’Épargne / Amphitéa, réalisée en partenariat avec AG2R la Mondiale, revient sur les questions liées au pouvoir d’achat des retraités, à la future réforme des retraites et à la prise de risque des épargnants.
Premier constat, les Français plébiscitent l’unification des régimes de retraite. Mais ils estiment que le montant des pensions est insuffisant pour vivre correctement. Près des 3/4 des Français (74 %) considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. Si ce taux est stable pour les non-retraités (79 %), il est en forte hausse pour les retraités (61 % en 2018 contre 50 % en 2017). L’augmentation de la CSG intervenue au 1er janvier et les faibles revalorisations des pensions de ces dernières années expliquent sans doute ce pessimisme chez les retraités. L’inquiétude est en forte hausse chez les retraités les plus aisés, ceux dont les revenus excèdent 3 000 euros (+17 points en un an, soit 59 % en 2018).
Si Emmanuel Macron a affirmé ne pas vouloir modifier l’âge de départ à la retraite, les Français estiment qu’ils seront contraints de partir de plus en plus tard. 54 % des plus de 50 ans espèrent liquider leurs droits avant 65 ans, mais seulement 16 % des 35-49 ans pensent y parvenir. Ils sont 84 % à considérer qu’ils le feront à 65 ans et plus. 41 % pensent même que leur retraite interviendra à 67 ans et plus.
75 % des sondés considèrent que le système de retraite est injuste et 80 % qu’il est inefficace pour fournir un niveau de pension correct. Ce jugement semble sévère au regard du niveau de vie des retraités qui est aujourd’hui supérieur à la moyenne de la population. Mais une grande majorité des Français pensent que ce n’est pas le cas. Au total, 71 % d’entre eux jugent le système tout à la fois injuste et inefficace. Ce sentiment est partagé par 77 % des femmes (contre 64 % des hommes) dont le niveau de pension reste inférieur à celui des hommes (40 % en droit direct). Ce sont les personnes à faibles revenus qui sont les plus critiques (80 % des personnes gagnant moins de 2 000 euros par mois jugent le système injuste et inefficace). La question centrale en la matière reste donc le pouvoir d’achat.
D’année en année, les Français éprouvent de plus en plus de difficultés à épargner en vue de la retraite. Si 55 % des non-retraités déclarent épargner pour la retraite, ils ne sont que 10 % à le faire très régulièrement (-3 points par rapport à 2016) et 15 % à le faire assez régulièrement (-3 points également). Ainsi, la proportion de non-retraités qui épargnent régulièrement en vue de la retraite est passée, en deux ans, de 31 à 25 %. La baisse la plus sensible concerne les personnes ayant des revenus compris entre 2 000 et 3 000 euros. Parmi les retraités, 55 % déclarent épargner afin d’améliorer leur niveau de revenus. Ce taux, qui a gagné 9 points par rapport à 2017, souligne tout à la fois une capacité d’épargne et une anxiété sur l’évolution du pouvoir d’achat.
Pour près des 2/3 des Français (65 %), la possession de la résidence principale constitue la meilleure solution pour préparer sa retraite. Ce sentiment est largement partagé au sein de la population. C’est l’avis de 74 % des retraités (à noter que 75 % sont propriétaires de leur résidence principale).
Les produits d’épargne à long terme arrivent après l’immobilier (31 %). Néanmoins, 43 % des épargnants réguliers en vue de la retraite privilégient ce type de produits. L’épargne-retraite reçoit l’assentiment de 29 % des sondés. Ce ratio doit être relativisé car ce sont des produits de niche (contrats Madelin, PERP, PERCO, article 83, etc.). Les détenteurs de ces produits d’épargne considèrent à 55 % qu’ils permettent de bien préparer financièrement la retraite.
Les Français semblent se méfier des produits d’épargne collective. Ainsi, 58 % pensent que l’épargne individuelle doit être favorisée et développée contre 42 % qui penchent pour les produits d’épargne collective. Cette proportion est encore plus nette en ce qui concerne les choix individuels, 68 % optent à titre personnel pour les produits individuels. Les moins de 35 ans sont les plus hostiles aux formules d’épargne collective (73 % privilégient à titre personnel l’épargne individuelle). Les ouvriers et les employés, du fait de revenus plus faibles, se montrent plus favorables aux suppléments de retraite en entreprise.
53 % des sondés indiquent qu’ils pourraient souscrire une assurance dépendance au moment du passage à la retraite quand 47 % y sont opposés. Si 13 % déclarent l’avoir fait ou être prêts certainement à le faire, ce taux est plus faible chez les 60/69 ans alors qu’ils sont censés être les plus concernés (9 %).

Erreurs dans les déclarations d’impôts, que faut-il faire ?

9 Avril 2018
Plusieurs centaines de milliers de déclarations d’impôts préremplies ont été sous-évaluées par le fisc.

Selon une information du « Canard enchaîné » commentée par Le Parisien, 500 000 contribuables sur les 37 millions de foyers fiscaux seraient concernés par cette erreur causée par un bug informatique qui a eu lieu le 15 mars. Le logiciel de Bercy chargé de faire le tri dans les données de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) en a oublié une partie. « Sur les 150 millions de données fiscales que nous traitons chaque année, 3 millions sont arrivés en retard », explique au « Parisien » - « Aujourd’hui-en-France » un porte-parole de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Le fisc a déjà rectifié le tir pour la moitié des contribuables concernés qui déclarent leurs revenus sur Internet. « Pour les déclarations en ligne, les données ont été réimplantées, précise-t-on à Bercy. Mais pour les 50 % de contribuables restants, ceux qui vont recevoir leur déclaration papier incomplète, il faudra prendre en compte les correctifs envoyés courant avril par l’administration. »

L’Insee confirme la hausse des prix de l’immobilier

9 Avril 2018
Selon l’Insee, les prix des logements anciens et des volumes de transactions ont été en hausse au quatrième trimestre 2017.

Au quatrième trimestre 2017, les prix des logements anciens accélèrent légèrement : +1,0 % par rapport au trimestre précédent (données provisoires corrigées des variations saisonnières), après +0,9 %. Comme observé depuis fin 2016, la hausse est plus importante pour les appartements (+1,2 %) que pour les maisons (+0,9 %).
Sur un an, l'accélération des prix se poursuit : +4,0 % par rapport au quatrième trimestre 2016, après +3,3 % le trimestre précédent. Cette hausse est principalement tirée par les prix des appartements, qui augmentent de 5,0 % en un an, contre 3,2 % pour les maisons.

Que vaut un testament rédigé par une personne sous curatelle ?

9 Avril 2018
La Cour de cassation rappelle qu’un testament établi par une personne sous curatelle n’est pas nécessairement nul. Il est valable si son auteur était sain d’esprit au moment de la rédaction de l’acte.

Dans l’affaire soumise à la haute juridiction, un testament authentique avait été rédigé par une personne sous curatelle, 14 mois après l’examen médical ayant justifié la mesure de protection judiciaire. La cour d’appel de Montpellier, en retenant que la capacité du testateur « n'avait pu que se détériorer depuis cette date », en avait déduit que le testament devait être annulé. Un avis que ne partage pas la Cour de cassation. Pour aboutir à cette solution en cas de suspicion de trouble mental, il aurait fallu que les juges apprécient le degré de dégradation des facultés cognitives de l’intéressé, afin de prouver que son insanité d’esprit était bien caractérisée au jour de l’acte (la rédaction du testament). Ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
Cass. 1re civ., 14 mars 2018, n° 17-15406

Impôt à la source, faut-il choisir le taux neutre ?

9 Avril 2018
Avec la mise en place de l’impôt à la source cette année, votre employeur va désormais déduire directement des salaires les impôts et les payer directement à l’état.

Dans quelques jours, chaque contribuable va devoir indiquer devoir clairement s’il opte ou pas pour le taux neutre. Lors de l’envoi des déclarations 2017, le fisc va indiquer à chacun le taux qu’il communiquera à chaque employeur en septembre, pour qu’il prépare la mise en place du prélèvement à la source.
En septembre 2018, fisc va communiquer juste un taux, donc aucun détail sur les différents revenus. Pour 90 % français, le taux sera compris entre 0 et 10 %.
Pas d’inquiétude, le taux ne permet pas de calculer les revenus car il dépend de la structure familiale, du nombre d’enfants à charge, de vos produits de défiscalisation…
Chaque contribuable est livre de choisir le taux neutre, l’administration l’appelle « le taux non personnalisé ». Il existe une grille qui fixe la tranche en fonction du revenu. Par exemple, si vous gagnez 2 000 euros par mois, votre taux neutre sera de 7,5 % sur votre bulletin de paie.

Faut-il passer aux fonds flexibles ?

9 Avril 2018
En période de marchés bousiers agités, faut-il passer aux fonds flexibles, des placements dont la composition peut être modifiée régulièrement, en fonction du marché ?

Les fonds d'assurance-vie en euros ne rapportent plus grand-chose, 1, 6 % en moyenne en 2017. Pour faire mieux, il vaut mieux opter pour un contrat en unités de comptes qui permet de loger toutes sortes de fonds, notamment les fonds flexibles.
Il s’agit de placements dont la composition peut être modifiée régulièrement, en fonction du marché. Ils sont censés apporter un meilleur rendement que les fonds fixes. En effet, le gérant a toute latitude pour s'exposer ou non aux actions en fonction des contextes macroéconomique et boursier. C'est lui qui va procéder aux arbitrages nécessaires et choisir d’investir sur telles obligations, telles actions, or, matières premières. Il a tout latitude pour sélectionner des valeurs françaises, internationales ou plus particulièrement européennes.
L’évolution permanente du portefeuille du client ne nécessite pas de modifier à chaque fois le contrat entre le client et le fonds et donc de solliciter son avis ou son accord. Le fonds flexible est donc plus réactif par rapport aux évolutions du marché. Il permet aussi une diversification constante du portefeuille.
Principal inconvénient des fonds flexibles : la performance est liée aux choix du gérant. Par ailleurs, les frais prélevés par la gestion sont plus importants que ceux des autres fonds. Comptez en moyenne 1,25 % par an pour les fonds obligations, 2,1 % pour les supports actions et jusqu’à 2,45 % pour les fonds dits “flexibles”